INTERVIEW| Théophile Renier: «The Voice France, c’est une autre dimension»

Après avoir remporté The Voice Belgique en 2017, Théophile Renier s’est lancé un nouveau défi: celui de conquérir le cœur du jury de The Voice France sur TF1. Le Brabançon nous explique les raisons de ce choix.

Cristel Joiris
INTERVIEW| Théophile Renier: «The Voice France, c’est une autre dimension»
Théophile Renier ©RTBF/Stéphane Laruelle

Depuis sa victoire à The Voice Belgique le 25 avril 2017, Théophile Renier a réorienté sa carrière professionnelle pour se consacrer entièrement à la musique. Le Brabançon étudie à Paris depuis quelques mois où il suit le cours Florent. En mai dernier, l'artiste de 24 ans, originaire de Chastre sortait son premier single (Tu ne sais pas) avec Universal, qui lui avait promis un contrat après sa victoire. L'aventure The Voice France est donc une parenthèse avant la suite.

Théo, vous avez décidé de participer au casting de The Voice France, pourquoi avoir fait ce choix après avoir remporté The Voice Belgique?

INTERVIEW| Théophile Renier: «The Voice France, c’est une autre dimension»

J’ai reçu un appel il y a 6 mois d’une coordinatrice de casting pour me proposer d’y participer. Elle travaillait sur les conseils de Bruno Berberes, directeur de casting de l’émission. (NDLR: L’homme a notamment travaillé pour l’Eurovision et depuis 2012 pour l’émission The Voice, la plus belle voix. Il a notamment repéré Louane). J’ai cogité pendant… trois ou quatre mois avant d’accepter. Je me suis dit qu’à ce stade de ma carrière, je ne pouvais pas laisser passer une opportunité comme celle-là. Si je refusais, je risquais de le regretter.

C’est assez risqué de remettre votre titre en jeu, non?

C’est ce que mes proches m’ont affirmé, ils ont d’ailleurs tenté de m’en dissuader en me disant que j’étais fou. En même temps, je remets mon titre en jeu dans un autre pays où l’on ne me connaît pas. C’est un autre défi que j’avais envie de relever. C’est une nouvelle bouffée d’adrénaline. C’est aussi une manière de dire à mon public «Je continue et je persévère dans ce dans quoi je me suis lancé.» (Lire la suite ci-dessous)

 Le Brabançon avait fait forte impression durant la saison 6 de The Voice Belgique.
Le Brabançon avait fait forte impression durant la saison 6 de The Voice Belgique.

En prenant votre décision, vous aviez la conviction que vous pouviez vous faire remarquer alors qu’on sait à quel point le niveau est élevé?

J’avais la conviction que c’était possible, que j’avais une carte à jouer.

On sait que vous avez déjà enregistré les auditions à l’aveugle en octobre mais que vous êtes tenu de ne rien dévoiler. Qu’est-ce qui a été le plus impressionnant sur cette scène?

Le fait que l’émission est regardée en moyenne par cinq millions de téléspectateurs! Ce casting est surtout différent parce que c’est une autre structure où il y a un autre budget, d’autres coaches, une autre organisation, une équipe plus importante. C’est un concours d’une ampleur nationale.

Certaines mauvaises langues diront que c’est parce que vous ne percez pas en Belgique?

Ce n'est pas facile de percer en Belgique, je dirais même en Wallonie. Il n'y a pas beaucoup de débouché après The Voice Belgique. J'ai fait tout ce qu'il fallait pour lancer mon projet musical. J'ai juste mis du temps pour m'entourer des bonnes personnes, pour sortir quelque chose qui me correspondait réellement. J'ai sorti un titre et un clip en mai, une chanson pour Be Scout en juin, j'ai fait pas mal de concerts puis je suis parti terminer ma formation à Paris où je vis actuellement. Ce casting m'offre simplement la possibilité de rencontrer de nouvelles personnes. C'est une émission qui est davantage regardée par les professionnels du monde de la musique en France.

De Jenifer, Mika, Soprano ou Julien Clerc, quels coaches aimeriez-vous voir se retourner?

Julien Clerc et Soprano sans hésiter mais je ne dirai rien de plus (rires)…

Avez-vous encore des contacts avec Quentin Mosimann qui fut votre coach en Belgique?

Bien sûr. Nous ne nous sommes jamais vraiment quittés. Il est devenu mon directeur artistique. Il m'écoute, me conseille. Il m'a d'ailleurs aidé pour le choix de la chanson pour mon audition à l'aveugle. Je ne peux pas dévoiler le titre mais je peux vous dire que c'est une chanson à texte, en français.

Comment réagit-on du côté de Chastre où vous habitez?

Je sens que c’est peu à peu l’effervescence… j’aurai du soutien de ce côté-là lors de la diffusion du «blind» mi-février.

Pour rappel,Anne-Sophie Terschan, ancienne candidate de "The Voice Belgique" et de "Rising Stars",sera également au casting de la huitième saison de "The Voice : la plus belle voix", présentée par Nikos Aliagas dès ce samedi 9 février sur TF1.

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