Le Bowl Factory rouvert à Braine: «On a l’impression d’être enfin considéré» sourit Marc Susini

Marc Susini, responsable notamment du Bowl Factory, y recevait le ministre David Clarinval en ce jour spécial de réouverture officielle, ce mercredi.

Jérôme Brys
Le Bowl Factory rouvert à Braine:   «On a l’impression d’être enfin considéré» sourit Marc Susini
Le ministre David Clarival et Marc Susini, ce mercredi au Bowl Factory de Braine-l’Alleud. ©ÉdA

Des mois qu'il l'attendait et ce 9 juin restera une date gravée dans la mémoire de Marc Susini, le responsable, entre autres, du Bowl Factory à Braine-l'Alleud. Depuis ce mercredi, cet établissement peut enfin à nouveau accueillir les joueurs et le premier d'entre eux qui s'est lancé, c'est le ministre des Indépendants, David Clarinval, qui, pour l'anecdote, s'est offert en petit strike pour répondre au spare du bourgmestre brainois, Vincent Scourneau. Mais au-delà du jet de cette première boule, c'est surtout un énorme soulagement pour Marc Susini qui n'a jamais cessé de clamer son incompréhension face à certaines décisions du gouvernement. «On a l'impression d'être enfin considéré, résume-t-il. On est content qu'il soit venu nous rendre visite car cela prouve qu'il pense à nous, même si je n'ai pas de doute qu'il l'a fait avant. Mais l'année qui s'est écoulée, le sentiment qui prédominait, c'est celui d'avoir été méprisé et classé comme non essentiel. Pourtant, à mes yeux, nous sommes essentiels et c'est dans la nature humaine de se retrouver ensemble.» Si le roi de l'amusement au sein de la Jeune province comprend la fermeture des boîtes de nuit, il espère tout de même qu'il y aura quelques changements, notamment au niveau de la TVA à 6%. «Logiquement, cela doit s'arrêter en septembre et si c'est le cas, c'est un coup dans l'eau. Il faut que cela s'inscrive dans la durée pour récupérer les réserves qu'on a dilapidées.» Et d'avancer des chiffres concernant sa petite entreprise qui emploie une centaine de personnes. «J'avais un bas de laine de 400 000€ qui a disparu en quelques mois. J'ai repris 250 000€ en prêt et au niveau des aides, j'ai reçu 70 000€, lesquels sont directement partis dans les précomptes immobiliers des bâtiments. Si on veut récupérer des réserves, il faut que cette TVA à 6% s'inscrive dans la durée car si on doit faire face à une nouvelle crise dans les années qui viennent, c'est foutu.»