Un bassin d'orage au Paradis?

Pourquoi ne pas créer un immense bassin de retenue sur le site du Paradis ? L'ouvrage permettrait de réguler le cours des eaux du Hain.

Éric Guisgand
Un bassin d'orage au Paradis?
13051432 ©© EdA

La création d'un immense bassin de retenue est en projet à Braine-l'Alleud. Le dossier est revenu au premier plan ces derniers jours suite à l'actualité liée aux inondations à Tubize.

«Cela fait des années qu'on travaille sur le dossier du plan d'eau du Paradis, indique le bourgmestre de Braine-l'Alleud Vincent Scourneau. Et on avait une piste de solution aux inondations sous les yeux ! Le lieu serait en effet idéal pour y aménager une gigantesque retenue. La Province, qui entend mettre au sec les communes dernièrement inondées, nourrit d'ailleurs un grand intérêt pour le projet.» L'idée ? Détourner le lit de la rivière et créer un énorme réservoir dont on pourrait faire monter ou descendre le niveau à l'aide de vannes. «Soit un immense bassin d'orage qui soulagerait Braine-l'Alleud, Braine-le-Château, Clabecq et Tubize. C'est en fait notre projet de plan d'eau mais revu pour en faire un grand bassin de retenue», indique le bourgmestre.

L'ensemble de la zone concernée s'étend sur 35 ha, mais seuls 5 ha seraient utilisés pour le bassin. Le collecteur qui récolte quant à lui les eaux usées est déjà installé. «On peut donc rapidement travailler dans le cadre de notre proposition uniquement sur le volet relatif aux eaux pluviales et de ruissellement.» Vincent Scourneau indique que le contact est déjà pris sur ce projet avec Pierre Boucher, président du collège provincial. Et le Contrat de Rivière est également saisi du dossier. «Je sais qu'au niveau provincial on est très sensible à notre proposition», répète le maïeur brainois.

Quant aux coûts ? Les estimations tablent à la très grosse louche sur une somme totale de trois millions d'euros. Dont un million destiné à adapter le cours du Hain et deux millions pour aménager le périmètre. On est par ailleurs d'accord à Braine-l'Alleud de régler une partie de cette ardoise. Les terrains nécessaires à la constitution de la zone sont actuellement en pleine phase d'acquisition, la Commune en ayant déjà racheté une partie pour près d'un million d'euros. «Et si on a un accord de principe de la part de la Province, on peut dans l'absolu commencer les travaux dès demain. Car toutes les études sont déjà réalisées», conclut le bourgmestre.