Enfant égorgé à Braine-l'Alleud : des éléments d'interrogation

Le parquet de Nivelles a aussi précisé jeudi midi, lors d'une conférence de presse, que les enquêteurs s'interrogeaient sur plusieurs éléments à la suite de la découverte du corps du petit (Muhamad) Rachid, né en janvier 2006, mercredi vers 19h30, dans un sentier au fond de la rue Ernest Laurent à Braine-l'Alleud, à quelques centaines de mètres de la maison familiale.

"Les enquêteurs ont été frappés par le fait que le corps se trouvait dans un lieu fort fréquenté. Il y a beaucoup de passage à cet endroit donc le corps ne devait pas se trouver là depuis longtemps", a précisé le procureur du Roi, Jean-Claude Elslander. "Nous pensons que l'acte a été commis dans la précipitation car le corps n'était pas caché."

Des éléments retiennent l'attention des enquêteurs: le caractère a priori non préparé des faits, le fait que la maison familiale semblait avoir été rangée et nettoyée et enfin que le moment de la découverte du corps coïncide presque avec celui où la disparition de l'enfant a été signalée par sa soeur de 16 ans, apprenant la disparition de son petit frère par la bouche de sa mère.

Le parquet révèle aussi qu'un dossier, mais pour un problème d'éducation en relation avec la fille de 16 ans, s'était déjà retrouvé devant le tribunal de la jeunesse. L'enfant n'était enfin pas allé à l'école mercredi.

Les éléments en possession du parquet laissent, par ailleurs, apparaître un désaccord à la suite du divorce des parents. Avec l'ensemble de ces informations, le parquet avance une explication "dans la sphère familiale" en écartant "l'intervention de tiers". L'instruction de cette affaire est menée par la juge d'instruction Puffet.

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