Un arbre en acier corten au coeur du parc du centre

Un arbre d'acier réalisé par l'artiste Jean-Marie Mathot, professeur à l'École des Arts de Braine-l'Alleud, décorera le parc du centre.

Un arbre en acier corten au coeur du parc du centre
Arbre braine l'alleud ©EdA
Éric Guisgand

L'installati on d'une oeuvre d'art dans le parc du centre, à Braine-l'Alleud, a fait l'objet d'un débat entre la majorité MR-PS et les deux conseillers d'opposition Écolo présents lors du dernier conseil communal. La sculpture a déjà été installée, tandis que le parc est actuellement en cours de rénovation et de réagencement.

Il s'agit d'un arbre stylisé de près de huit mètres de haut réalisé en acier corten, matériau à corrosion superficielle forcée régulièrement utilisé pour les sculptures d'extérieur du fait de ses qualités chromatiques dans les teintes rouille et pour sa bonne résistance aux conditions atmosphériques. L'oeuvre a été créée par l'artiste Jean-Marie Mathot, né à Namur en 1948 et professeur de peinture à l'École des Arts de Braine-l'Alleud. La sculpture, baptisée Hommage au cerisier, a dans le passé été déjà exposée notamment dans le parc du château de Montaigu, à Jarville, près de Nancy.

Le point inscrit à l'ordre du jour du conseil communal portait notamment sur l'approbation de la dépense relative à cette installation, estimée à 15 000euros TVA comprise.

La conseillère Écolo Maryse Stengele a estimé que l'oeuvre n'apportait rien à l'ensemble du parc, indépendamment des qualités de cette sculpture. « Un arbre de huit mètres en métal parmi des arbres vivants n'apporte aucun charme supplémentaire au parc. Et la perspective ne permet pas d'en apprécier la silhouette. » Et d'indiquer que la crainte est par contre grande parmi les riverains de voir le parc nouvellement refait rapidement vandalisé. « Pourquoi donc ne pas consacrer la somme prévue à la mise en place d'un jardinier steward pédagogue à temps partiel qui deviendrait la personne de référence comme gardien du parc ? » a suggéré la conseillère.

Et de proposer que l'arbre, s'il est installé, aille par exemple plutôt s'enraciner dans une pelouse publique à la dimension de sa haute silhouette. « La fontaine, les jets d'eau et les éclairages prévus dans le parc seront déjà un ouvrage d'art. Inutile de surcharger les lieux. » Des remarques qui ont été qualifiées de pragmatiques par le bourgmestre. « Mais je doute que 15 000euros suffisent pour engager quelqu'un », a remarqué Vincent Scourneau (MR). Le bourgmestre a encore ajouté que, précisément, le collège vient de décider il y a deux semaines d'engager un gardien de parc, notamment pour le parc du centre mais aussi pour d'autres espaces communaux.