Wavre candidate pour organiser les Mondiaux 2026 de hockey, «un choix logique» pour l’ARBH

La Belgique, qui a proposé Wavre comme ville d’accueil, et les Pays-Bas, avec Amstelveen, ont déposé une candidature commune pour organiser, en 2026, les Coupes du monde de hockey dames et messieurs.

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 Nos Red Lions, champions olympiques, d’Europe et du monde, viendront-ils disputer le titre planétaire 2026 à Wavre?
Nos Red Lions, champions olympiques, d’Europe et du monde, viendront-ils disputer le titre planétaire 2026 à Wavre? ©BELGA

"Notre dossier présentant les grandes lignes de notre candidature est rentré à la fédération internationale. Il nous reste à ficeler l’aspect financier afin de pouvoir soumettre à la FIH une offre commerciale la plus concurrentielle possible", a expliqué Serge Pilet, le secrétaire général de l’Association Royale Belge de Hockey (ARBH), jeudi à Belga.

Organisée à 3 reprises en Inde lors des 4 dernières éditions masculines, l’Asie ne présente cette fois aucune candidature. "C’est une bonne nouvelle pour notre sport. Je n’ai rien contre l’Inde, qui a toujours organisé ces événements de splendide manière et avec beaucoup de public, mais cela n’était plus crédible", selon Pilet. L’Australie et l’Uruguay ont déposé une candidature pour le tournoi féminin uniquement alors que l’Angleterre et l’Allemagne, organisatrice de l’Euro 2023, proposent d’organiser le tournoi masculin. L’Afrique du Sud s’est portée candidate pour organiser les compétitions masculine et féminine dans un seul endroit, à Potchefstroom, ensemble ou distinctement l’une de l’autre.

Le choix sera arrêté le 3 novembre lors d’une réunion du conseil exécutif de la FIH et annoncé le lendemain ou surlendemain lors d’un congrès de la fédération internationale.

"Le cahier des charges de la FIH a évolué par rapport aux droits d’organisation", poursuit le responsable de la fédération belge. "Il existe à présent 17 positions commerciales différentes, allant de 1,5 millions d’euros à 70.000 euros. Avec à chaque position des accords distincts avec les partenaires principaux de la FIH. Il nous reste maintenant à prendre rendez-vous avec les décideurs politiques afin de présenter un dossier financier qui puisse concurrencer l’offre de deux autres pays candidats."

Pour rentabiliser ces dépenses, la Belgique et les Pays-Bas comptent en partie sur la vente des tickets. "Le but de notre proposition commune est de faire jouer les équipes nationales belges et néerlandaises le plus possible devant leur public, pour avoir tous les jours un stade comble. La Coupe du monde féminine de cet été en Espagne et aux Pays-Bas sera un bon test pour définir notre stratégie. Je suis par exemple curieux de voir combien de spectateurs assisteront aux matchs de la phase de poules à Terrassa, en Espagne, entre la Belgique et l’Afrique du Sud ou contre le Japon."

Pour l’ARBH et ses dirigeants, la ville de Wavre s’imposait naturellement à leurs yeux comme lieu d’accueil. "Boom, en 2013, et Anvers, en 2019, ont déjà eu la chance de pouvoir organiser un Euro. Les pouvoirs politiques en région wallonne font beaucoup d’effort pour nous aider dans le développement de notre sport, il était logique qu’un grand événement revienne à cette région. D’autant plus que la Coupe du monde en salle qui devait se tenir en février dernier à Liège a dû être annulée en raison de la pandémie. Cette candidature aurait pu donner un coup d’accélérateur à la construction d’un stade national à Uccle, mais le dossier n’a plus beaucoup évolué depuis un an. Il n’était pas réaliste de penser pouvoir y accueillir des Mondiaux en 2026", a conclu Serge Pilet.