Contrôler le développement urbain

Ces dernières années, les projets immobiliers se multiplient à Nivelles et la population de la ville est en croissance continue mais modérée, de l’ordre de 300 nouveaux habitants par an.

Contrôler le développement urbain

À l’horizon 2035, la population atteindra les 35.000 habitants selon les autorités. Dans la prochaine décennie, ce ne sont pas moins de 1800 logements qui devraient sortir de terre, des nouveaux quartiers aussi. Le défi pour les autorités publiques sera de maîtriser le développement urbanistique, car des nouveaux quartiers et habitants, cela demande aussi des nouveaux services, des crèches, des écoles, des parkings sans oublier la mobilité en général. Les nouveaux logements, ce seront surtout des appartements dans une ville ou environ un tiers des logements sont justement des appartements. Même si les projets de nouveaux logements sont nombreux, dans la lignée de la politique urbanistique défendue par la Région wallonne, l’idée est de densifier le bâti existant pour ne pas empiéter sur la ceinture verte nivelloise. D’anciens sites industriels seront reconvertis en projets immobiliers flambant neufs. L’ancien site de la galvanisation de l’entreprise La Brugeoise à Nivelles, l’îlot Saint-Roch, est un exemple concret de la volonté de réaffecter d’anciennes friches industrielles pour en faire du logement. Le terrain, situé à quelques centaines de mètres du centre de la cité des Aclots, accueillera 291 nouveaux logements. Les travaux ont débuté au mois de mars de cette année malgré deux recours introduits par des riverains mécontents. Plus que des nouveaux logements, ce sera aussi un nouveau quartier avec des nouvelles voiries, mais aussi un potager urbain, parc, aire de jeux, commerces, crèche, parking public sur une surface totale de 31.500 m². Le projet se veut aussi novateur et durable avec notamment des toitures vertes extensives et en liaison avec une mobilité douce (proximité du RAVeL et de la gare). Le projet devrait être finalisé d’ici quatre ou cinq ans. À Genappe, c’est un autre méga projet qui fait couler de l’encre celui de l’écoquartier I-Dyle. Le projet immobilier développé par le promoteur immobilier Matexi sur huit hectares de l’ancienne sucrerie de Genappe donnera naissance à environ 250 nouveaux logements, 115 appartements et 135 maisons malgré l’opposition d’un comité de quartier qui jugeait la densité trop forte. Le chantier a cependant débuté au mois de juin 2018, il devrait se clôturer huit ans plus tard. Dans l’esprit, il est comparable à celui de l’îlot Saint-Roch à Nivelles, une réaffectation d’une zone industrielle, des matériaux tournés vers l’avenir qui se veulent durables, des toitures vertes, proximité du RAVeL, verger, potager collectif, parcours santé, aire de jeux … Les deux nouveaux quartiers diffèrent fondamentalement avec l’esprit des lotissements qui ont poussé comme des champignons ces dernières décennies, la mobilité douce et une véritable vie de quartier sont deux des objectifs avoués.