La thérapie des ondes alpha canadiennes

Pour «soigner», Jacques G. utilise une méthode thérapeutique qu’il a lui-même inventée: la thérapie «alpha canadienne». «C’est très progressif, explique Baptiste. Il y a d’abord un temps de connaissance, où l’on discute beaucoup. On est vite mis dans un état de relaxation, allongé. Jacques G. nous invite alors à nous détendre, à chercher les ondes alpha, c’est-à-dire un état secondaire entre le sommeil et la conscience. Ce sont des séances qui durent une heure, et que nous pouvons reproduire à la maison.»

R.I.

Après quelques séances, Jacques G. entre davantage en contact avec ses patients. «C'est là que les attouchements sexuels ont commencé. Après m'avoir demandé de me déshabiller, il touchait mes parties intimes. Il mettait la main sur mon pénis, me décalottait comme dans une masturbation et touchait l'ensemble de mon corps. Il faisait cela parce qu'il disait que le sexe était connecté à mon cerveau. Et qu'il devait me recréer une enveloppe corporelle pour harmoniser mon corps.» Au fur et à mesure des séances, la nudité et le contact physique deviennent de plus en plus importants. «Je devais m'allonger sur lui, explique Baptiste. Moi j'étais nu, lui était habillé. Je devais reproduire une forme de succion sur sa joue, comme si je tétais le sein de ma mère. C'était régressif.»