Sombreffe: censé retisser les liens familiaux, le repas de Noël tourne au pugilat

L’événement devait rassembler une famille désunie. Le prévenu a depuis coupé les ponts.

JVE
 «C’est un peu contraint que je me suis rendu à ce repas de Noël.» Il n’a pas fait illusion longtemps.
«C’est un peu contraint que je me suis rendu à ce repas de Noël.» Il n’a pas fait illusion longtemps. ©freshidea - stock.adobe.com

Le 7 octobre dernier, William (prénom d’emprunt), a été condamné par défaut à une peine de 6 mois de prison pour une scène de coups qui a eu lieu à Sombreffe le 25 décembre 2019. Alcoolisé, le prévenu aurait donné des coups à 5 personnes. Se défendant seul, il déclare: "Ma compagne était présente ce jour-là mais elle n’a reçu aucun coup. L’histoire de notre famille est assez compliquée, il y a eu pas mal de disputes et c’est un peu contraint que je me suis rendu à ce repas de Noël. Il y a eu une bousculade et, oui, j’ai donné des coups, j’assume les blessures survenues ce jour-là. Je n’ai depuis plus de contacts avec eux, j’ai coupé les ponts. Je dois m’occuper de mes enfants et de ma grand-mère, je demande juste à ne pas aller en prison. Je suis demandeur d’une peine de travail."

De l’enquête, il ressort que le repas en question, organisé par la sœur du prévenu, était censé rapprocher les membres de la famille, éloignés par des disputes. Une altercation a éclaté entre deux des participants aux festivités. Le prévenu, alcoolisé, a piqué une crise de nerfs et a distribué des coups. Le substitut Vandermeiren relève 4 antécédents similaires au casier de William et requiert une peine autonome de travail de 60 heures ou une peine de prison de 6 mois en cas de non-exécution de celle-ci.

Le prévenu a de son côté entamé un suivi psychologique pour gérer son problème de colère et de violence. Jugement le 10 février.

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