Une trousse à leur nom pour les couturières

L’an dernier, les masques étaient rares et des initiatives avaient été menées pour en réaliser en tissu. Sombreffe n’a pas oublié ses couturières.

Thierry CRUCIFIX
Une trousse à leur nom pour les couturières
Laurette Henne et Florence Argentin ont reçu les couturières par petits groupes. ©ÉdA – 501279437605

Chose promise, chose due. Laurette Henne, échevine de la Cohésion sociale et de la Participation citoyenne, l’avait annoncé lors d’un récent conseil communal: les couturières qui s’étaient mobilisées l’an dernier méritaient d’être publiquement remerciées pour leur action.

Pour rappel, lors du début de la crise sanitaire liée au Covid-19, le besoin en masques était important alors qu’il existait une réelle pénurie. À Sombreffe, un projet solidaire avait spontanément réuni des couturières bénévoles, qui, pour la plupart, cousaient aussi pour des hôpitaux. Ainsi, plus de deux mille masques avaient été réalisés à la demande (mais tout laisse supposer que ce chiffre est encore plus important), et cela sur une courte période, grâce à la coordination du projet réalisé par le service Cohésion sociale mais aussi grâce à la collaboration de couturières très impliquées et actives.

«Toutes ces mains doivent être mises en exergue et il est difficile de mettre l'une ou l'autre personne plus en évidence. Citons cependant l'action d'Annie Meuris qui a cousu pour les pharmacies de l'entité et qui a pu récolter 300 euros via une tirelire déposée sur les comptoirs et les a reversés aux fonds Émile Salamon, une organisation qui accompagne les personnes atteintes du cancer», a commenté Laurette Henne.

Pour sa part, Florence Argentin, responsable de la coordination du projet dans le cadre du plan de Cohésion sociale a évoqué le soutien non négligeable de Michelle Hubaux, ancienne propriétaire du magasin de tissus portant le même nom à Sombreffe. Elle avait mis à disposition des anciens stocks de tissus, aidé à découper les tissus commandés par la Commune et préparé les kits à distribuer sur rendez-vous aux couturières. Sans elle, le projet aurait été plus compliqué à gérer et le service Cohésion sociale a apprécié son apport.

Crise sanitaire oblige, c’est par petits groupes que Laurette Henne et Florence Argentin ont reçu les trente-deux couturières.

Chacune a reçu une trousse en lin brodée à son prénom et réalisée par une entreprise sombreffoise.