Un trio de metteurs en scène

Jusqu’en 2016, seuls deux metteurs en scène avaient été impliqués: Marcel Van Huffelen et, depuis 54 ans, André Pesleut. Avant d’endosser cette charge, André Pesleut avait joué d’autres rôles comme l’aveugle, le centurion ou encore le récitant: il a ainsi largement plus de 60 Passions à son actif.

Th.C.
Un trio de metteurs en scène
André Pesleut, Danielle Tholomé et Michel Michaux, les trois metteurs en scène. ©ÉdA – 401074352328

À son arrivée, la mise en scène était très traditionnelle. Les modifications sont venues petit à petit. Il y a d’abord eu l’abandon du décor peint pour le décor construit: auparavant, on créait un cadre complet dans lequel on plaçait les comédiens. Désormais, on privilégie un décor construit, simple, dépouillé, et la démarche est inversée. L’organisation spatiale de la scène se fait autour du corps vivant et agissant de l’acteur. Cette économie de moyens laisse une place importante à l’imagination du spectateur. Rien n’est imposé, tout est suggéré. Le décor devient un outil et non une image, il est utile et fonctionnel. Dans un tel cadre, le jeu de lumière revêt une importance capitale car il devient un puissant moyen d’expression. Les interventions d’un chœur de récitants, ses commentaires, aident le spectateur, tout en respectant sa liberté, à percevoir l’essence même du message évangélique et son caractère de modernité. C’était un pari, mais le public a suivi.