Altercation à Sambreville: il nie avoir frappé un policier qui rentrait chez lui
La victime a souffert d’une commotion cérébrale et a dévalé un talus.
Publié le 17-03-2023 à 21h00
:fill(000000)/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/ipmgroup/X45NLOGIJVGADK2S4O4P4AJPBE.jpg)
Le 3 avril 2019, Michel (prénom d’emprunt) se rendait avec sa fille et son épouse à un tournoi de Uno dans une maison des jeunes de la région. “Un conducteur m’a coupé la route et m’a fait des signes pour que nous nous garions. À peine sorti de la voiture, il s’est rué sur moi. Je l’ai poussé et il a dévalé un talus. Pour mois il s’est laissé tomber, c’était plus théâtral qu’autre chose, il en rajoute.”
La victime est un policier, motard de la zone de police Midi, qui rentrait chez lui ce jour-là. Son conseil, qui met en évidence une incapacité de plus de quatre mois, réclame le remboursement de 584€ de frais, ainsi qu’un euro provisionnel pour la zone de police. “Le prévenu ne s’est pas arrêté à un cédez le passage, a coupé la route à mon client et lui a porté trois coups au visage. Mon client a ensuite porté plainte puis a fait constater les faits à l’hôpital, où une commotion a été mise en évidence.” Le policier dit avoir reçu “une gauche, une droite et un uppercut”.
Le parquet de Namur requiert une peine de travail de 250 heures et une amende de 200 €.
Le conseil du prévenu s’étonne qu’un inspecteur de police en fonction depuis plus de 12 ans n’ait pas pu maitriser un quidam dans ces conditions. Il souligne le fait qu’aucune lésion objectivable, outre une rougeur, n’ait été décelée lors du passage de la victime par l’hôpital. L’acquittement est plaidé.
Le dernier mot est allé au prévenu. “Je regrette que l’on me cloue au pilori. Je n’aurais pas dû m’arrêter ce jour-là. Mais je l’ai repoussé. C’était un geste instinctif. J’ai depuis lors acheté une dashcam.”
Jugement le 28 avril.