La prison, 500 emplois, toujours d’actualité

Hier matin, on inaugurait la nouvelle prison de Marche-en-Famenne. Une occasion indirecte pour Jean-Charles Luperto, bourgmestre de Sambreville, de faire le point sur celle qu’il attend et espère toujours sur sa commune.

Samuel SINTE

« Le Premier ministre a rappelé ce matin que le projet était toujours d’actualité » relève Jean-Charles Luperto,particulièrement attentif à ce point du discours d’Élio Di Rupo à Marche. C’est qu’il continue de défendre bec et ongle la pertinence du projet carcéral sambrevillois : « Que l’on soit partisan ou non de la détention carcérale, là n’est pas la question: le Gouvernement fédéral a décidé de créer 1200 nouvelles places de détention dans les années à venir et identifié pour ce faire plusieurs sites pour les accueillir.Cette réalité est une opportunité pour le bassin où s’implante une prison, a fortiori dans une région comme la Basse-Sambre, en pleine crise postindustrielle. » Et l’inauguration de la prison de Marche permet à Jean-Charles Luperto d’étayer un de ses arguments, en l’occurrence les impacts positifs pour l’emploi : « À Marche-en-Famenne, la nouvelle prison génère pas moins de 300 nouveaux emplois directs, pour la plupart locaux, le développement d’une nouvelle ligne de bus ainsi que le renforcement des effectifs de la Police locale. Sans compter les retombées socioéconomiques indirectes qui sont à ce stade difficiles à quantifier. » À Sambreville, une étude du Bureau Économique de la Province chiffre à 525 le nombre d’emplois potentiels directs et indirects qu’une prison pourrait générer. Conclusion de Luperto : « Aussi génératrice de débats soit-elle, une prison serait la plus grande source d’emplois nouveaux proposés à Sambreville depuis des décennies. Des emplois par ailleurs indispensables à la vie en société, accessibles, non délocalisables, stables…Des emplois que peu d’opérateurs économiques classiques sont actuellement susceptibles d’apporter à notre bassin de vie. » ¦