Le chiffre d’affaires en chute de 30 %

Pour les métiers du bâtiment, les chantiers ne sont pas à l’arrêt, mais à l’unique condition d’être volontaire. Galère.

Le chiffre d’affaires en chute de 30 %
En 2015, le restaurant didactique de Pontaury avait été rénové. Chaque midi, son cadre chaleureux fait le plein de clients. ©ÉdA – 30345106488

La crise n'empêche pas les ateliers de former des maçons, des menuisiers et des isolateurs. Comme la filière Horeca forme des cuisiniers et des serveurs en situation réelle, au sein de deux restaurants didactiques, la filière «Bâtiment et construction» se forme à travers de vrais chantiers, chez de vrais clients ayant passé commande. Les métiers du bâtiment ont cependant plus de chance que leurs collègues aux fourneaux: la crise n'interdit pas aux formateurs et à leurs stagiaires de travailler, en extérieur et, depuis janvier, en intérieur. «Le souci, explique le directeur, c'est qu'ils doivent se porter volontaires. Si les formateurs sont là, très peu de stagiaires se présentent à la formation. Ils sont bien chez eux, et rien ne les oblige à sortir.» Plus clairement, ils ne risquent pas d'être sanctionnés, ou privés d'allocations. «C'est dommage, regrette le directeur, car nos plannings de production accusent du retard. La rentabilité sur chantier est faible. Or, nos carnets de commandes n'ont jamais été aussi pleins. Il y a du travail jusqu'au printemps 2022.» Conséquence: un chiffre d'affaires en berne. Toutes sections confondues, il a chuté de 30 %.