Police de Jemeppe : une année mouvementée mais du bon boulot

Pas de blues, pas de blue monday, mais plus de bleu dans les rues. Aux vœux de la police cette année,on positive…

Samuel Sinte
Police de Jemeppe : une année mouvementée mais du bon boulot
DSC_0222.JPG ©Eda

Hasard du calendrier, le chef de corps de la police de Jemeppe avait choisi le jour dit «le plus déprimant de l'année» pour prononcer ses vœux au personnel. Edwin Dassonville s'en excusait presque: «On m'a déjà reproché l'année dernière d'être assez pessimiste dans mon discours, je vais essayer de faire mieux malgré tout.»

Hier, pour les vœux 2016, pas question de se laisser imprégner par le «blue monday», même si l'année qui se termine n'a pas été particulièrement rose pour la zone de police de Jemeppe. Le chef de corps le rappelle. Ça n'a pas été simple. D'abord, parce que pas mal de choses ont bougé. Physiquement et dans la poussière des travaux, pour commencer: «Je pense que pas un seul policier de la zone n'a gardé son bureau cette année. Tout le monde a dû bouger.» Les chantiers de mise en conformité et d'amélioration du commissariat ont amené du mouvement, de la rotation. Il y en a eu aussi avec le rapatriement du Service Enquête et Recherche depuis l'antenne de Moustier vers le commissariat principal. Les services roulage et proximité eux, se sont, mués en un «service à la communauté».

Outre ce contexte de réorganisation, certains événements et un contexte interne particulier ont mis la police jemeppoise sous tension, sous pression. Le moment convivial des vœux n'avait pas pour vocation de s'appesantir là-dessus, mais malgré tout, c'était en filigrane. Des relations syndicats-direction tendues, des conflits au sein du personnel, la condamnation du commissaire-adjoint Frédéric Henry pour vol, deux évasions de mineurs du commissariat… autant de situations qui n'ont pas fait bonne presse à la zone. Il n'a pas été facile d'être policier jemeppois tous les jours en 2015. Malgré tout, le commissaire Dassonville veut retenir le positif. Mieux, il en tire une fierté pour ses troupes: «Nous avons fait du bon boulot. Nous avons notamment réalisé quelques beaux coups de filet. Le nombre d'arrestations et d'élucidation est significativement en hausse par rapport aux années précédentes. Et, en interne, presque tous les chantiers prévus.» Tout cela est le fruit des réorganisations et des aussi des engagements et autres remplacements. Sur une zone de 55 membres du personnel, sept nouvelles têtes en un an, par le biais de remplacements ou d'engagements, ce n'est pas rien. La bourgmestre Stéphanie Thoron s'en félicite: «Nous sommes une zone petite par la taille, mais d'une grande qualité».» Et, analyse son chef de corps, tout ça se sent sur le terrain: «Nous avons plus de bleu dans les rues.» Plus de bleu, pas de blues, que demander de plus