Fosses-la-Ville: les réfugiées ukrainiennes ont eu 30 minutes pour faire leur valise

Chaque jeudi, L’Avenir va à la rencontre des réfugiés ukrainiens de la province de Namur en leur posant une question : « Qu’avez-vous emporté de plus précieux dans votre fuite ? » Daryna et Kseniaa n’ont eu que 30 minutes pour emporter leur smartphone.

 Daryna et Kseniia, deux jeunes Ukrainiennes accueillies dans le foyer de Johan, Valérie, Salomé et Thibaut.
Daryna et Kseniia, deux jeunes Ukrainiennes accueillies dans le foyer de Johan, Valérie, Salomé et Thibaut.
Pierre Wiame

Rue des Bergeries, sur les hauteurs de Fosses, la lumière du printemps illumine les prés. Le vert de la nature est glorieux. Il ressemble à un dessin d’enfant ne lésinant pas sur la couleur. C’est dans ce paysage verni, dans une maison de briques rouges qui y est posée, que Daryna, 21 ans, et Kseniia, 13 ans, ont été accueillies, il y a pile un mois, le 9 avril. Un foyer chaleureux de quatre personnes, chez Johan et Nathalie, et leurs deux enfants, Salomé et Thibaut. "Ces prairies vallonnées, on a un peu ça chez nous aussi, et on a les montagnes en plus, où l’on peut skier" , souligne l’aînée.