Joseph Ghislandi fait le bilan un an après

Fort de son expérience dans le futsal, Joseph Ghislandi s’est lancé dans un beau projet, il y a un an. Malgré la Covid-19, c’est positif.

Jérémy Delforge
Joseph Ghislandi fait le bilan un an après
Joseph Ghislandi est confiant dans le potentiel de son vivier de talents régionaux. ©EdA - 302221181090

Dans le monde de la formation, notamment en salle, on ne présente plus Joseph Ghislandi. Avec son académie, il a participé à la formation de nombreux jeunes joueurs. Le 1er mai 2020; l’homme décidé d’ouvrir son secteur d’activité, en acceptant un défi de taille; celui de relancer un club de football au cœur de Farciennes. Un an plus tard, l’homme a accepté de tirer un premier bilan. Entretien.

Quel est votre état des lieux, dans un contexte difficile?

Il est certain que la Covid-19 n’arrange rien, au niveau sportif, en cette période. Malgré tout, le projet se porte bien. Je suis ravi de son évolution. Nous avons su mettre en place des équipes des U7 aux U21. C’est vraiment une belle évolution.

Tout cela en poursuivant l’académie de futsal?

Les deux sont complémentaires. Aujourd’hui, nous comptons 236 jeunes en terrain et 163 jeunes en salle. La majorité de ces enfants combinent les deux.

Futsal et football sont-ils complémentaires?

Totalement. Dans les plus grandes nations sportives, on le sait depuis longtemps. En Belgique, il faut encore en convaincre certains. Mais croyez-moi, en combinant les deux pratiques, on obtient des joueurs beaucoup plus complets. L’évolution de certains jeunes est vraiment impressionnante.

Avez-vous le don d’ubiquité?

Je m’organise. J’ai un directeur technique à l’académie de futsal. Mon fils, Marvin, m’aide également beaucoup notamment avec les nationaux. Je peux donc dégager plus de temps pour la prairie tout en restant attentif à l’école des jeunes de futsal.

Pouvez-vous mesurer le chemin parcouru?

En 2008, quand j’ai lancé l’académie, je n’avais que 40 enfants. Aujourd’hui, on a une structure qui permet de travailler sur deux surfaces. On a également de belles perspectives.

Quels sont vos projets?

J’aimerais faire évoluer notre équipe première. J’ai des 2007 qui sont prometteurs. Ce sont des U15. Le top sera de pouvoir aligner une équipe en deuxième provinciale. On va également continuer à faire évoluer les choses pour l’ensemble de nos jeunes. Je rêve d’un terrain synthétique. Mais c’est compliqué. On verra.

Farciennes avait besoin d’un beau projet

Après le passage de Châtelet, il ne fallait pas laisser le site à l’abandon. À Farciennes, comme à Gilly et dans les environs, il y a des enfants qui savent manier le ballon. Il y a un beau vivier, un talent pur. J’essaie de leur offrir un cadre pour leur avenir.