Fusillade à Châtelineau: des coups de feu en représailles (vidéo)

Un homme a été roué de coups, avant d’être ciblé par plusieurs coups de feu. L’auteur des faits, en fuite, lui reprochait des insultes adressées à sa famille.

L.C.

C’est une scène digne du Far West qui a eu lieu dimanche soir, vers 20h, à la rue Jules des Essarts de Châtelineau (Châtelet). Sur place, la zone de police est intervenue à la suite d’une altercation entre plusieurs personnes. Selon des témoignages recueillis sur place, des coups de feu avaient même été entendus. Nous vous l’annoncions dans notre édition de lundi matin.

La situation, jugée "confuse" par la zone de police Aiseau-Presles/Châtelet/Farciennes, a été éclaircie plus tard dans la journée par le parquet de Charleroi, avisé des faits.

Selon l’autorité judiciaire, qui cite le témoignage d’un homme né en 1993 et victime de la violente scène, les faits ont débuté à hauteur d’un night-shop se trouvant sur place. "La victime, qui discutait avec une connaissance sur un trottoir, a remarqué l’arrivée d’un véhicule avec cinq personnes à son bord. Un des occupants est directement descendu pour aller au contact de la victime. Le protagoniste lui reprochait des insultes proférées à sa famille", détaille le parquet.

Ni une ni deux, l’homme ciblé a été passé à tabac en recevant une pluie de coups au sol. Rapidement, les autres occupants de la voiture se sont joints à l’auteur principal pour également asséner des coups à l’homme à terre.

Cinq ou six détonations entendues

Face au danger grandissant, la victime a pris la fuite à pied avant d’être poursuivie. "L’auteur principal des faits a incité un acolyte à ‘‘sortir son pétard’’. Cinq ou six coups de feu ont retenti. Un tir a touché la victime à l’arrière d’une cuisse. Trois autres impacts ont été relevés dans deux habitations et dans le pare-choc d’une voiture", ajoute le parquet.

À l’heure d’écrire ces lignes, l’état de santé de la victime n’est pas du tout inquiétant. Cette dernière est, d’ailleurs, parvenue à délivrer aux enquêteurs son récit sur les faits. Les suspects, dont le principal agresseur, sont eux toujours en fuite et recherchés.