Jemeppe-sur-Sambre: il avait caché une caméra dans les toilettes des dames du restaurant

Une jeune femme majeure et deux mineures d’âges ont été victimes des agissements du voyeur, un invité à l’inauguration d’un restarurant à Jemeppe.

Sarah Rasujew
Jemeppe-sur-Sambre: il avait caché une caméra dans les toilettes des dames du restaurant

Valentin, un Jemeppois de 32 ans, encourt une peine d’un an de prison avec sursis probatoire devant la cour d’appel de Liège pour avoir placé un stylo-caméra dans des toilettes pour femmes le 15 novembre 2017 dans un restaurant de Jemeppe-sur-Sambre. Une majeure et deux mineures ont été victimes de ses comportements. Le soir des faits, Valentin a été invité à l’inauguration d’un restaurant après avoir travaillé à la rénovation de l’établissement. L’homme en a profité pour placer un stylo-caméra dans les toilettes pour femmes.

Le patron de l’établissement s’est rapidement rendu compte que quelque chose d’anormal se tramait. Il s’est rendu dans les toilettes et a découvert le dispositif qui y était caché. Il a visionné les images et découvert que le bic avait été placé par une personne qui avait la main bandée. Le seul invité qui était dans ce cas, c’était Valentin… Il n’a pas fallu longtemps pour identifier l’auteur des faits. Lors des enregistrements, deux mineures de plus de 16 ans et une majeure ont été filmées.

Le suspect est donc poursuivi pour voyeurisme. Il est en aveux. Il a expliqué qu’il était dans une mauvaise passe avec son épouse. Cette dernière était alors enceinte. Le couple n’avait plus de vie sexuelle épanouissante depuis un certain temps et le visionnage de films pornographiques ne lui suffisait pas. Ce serait, selon ses dires, cette raison qui aurait poussé l’intéressé à agir de la sorte. Le tribunal correctionnel de Namur, division Namur, avait accordé une suspension du prononcé au jeune homme qui n’a pas d’antécédent judiciaire.

Le parquet a estimé que cette décision était trop clémente au regard de la gravité des faits et du fait que deux victimes mineures ont été touchées par le comportement de Valentin. "J’ai eu une mauvaise passe avec ma femme" , a indiqué le prévenu qui était particulièrement gêné devant la cour d’appel de Liège. Selon lui, la situation se serait régularisée depuis. Le parquet général a requis une peine d’un an de prison avec sursis probatoire. La défense a plaidé une suspension du prononcé simple ou probatoire. La cour rendra sa décision en juin.