Il jure ne pas avoir agressé son ex-belle-mère lors de la marche folklorique d’Aiseau-Presles

La partie civile a lancé une citation directe contre le prévenu, pour obtenir justice.

L. C.
Il jure ne pas avoir agressé son ex-belle-mère lors de la marche folklorique d’Aiseau-Presles

Dans ce dossier de coups et blessures volontaires, deux versions s’opposent. D’un côté, il y a Rohan, suspecté par le camp adverse d’avoir agressé son ex-belle-mère à Aiseau-Presles, le 8 septembre 2018. De l’autre côté, on retrouve la prétendue victime de plusieurs coups de la part de Rohan. C’était lors de la marche folklorique locale.

Le 2 juin 2020, le parquet de Charleroi avait tranché entre les deux versions en classant sans suite le dossier pour charge insuffisante. Mais la partie civile a lancé une citation directe contre son ex-beau-fils. Pour cette dernière, Rohan l’a violemment agressée. "Elle mentionne des coups, une poussée, et encore des coups de pied au sol. Sa version des faits est conforme à celle de son compagnon, également présent sur les lieux" , précise MeMarie-Cécile Deprez, intervenant en tant que partie civile pour MeJean-Pierre Deprez.

Selon Rohan, toute cette histoire n’est qu’une fabulation orchestrée par la prétendue victime. Car la vraie victime, c’est bien lui. "Son compagnon m’a agressé en tentant de m’attraper le visage. Je me suis défendu, par peur, et nous sommes tous tombés à terre" , témoigne le prévenu.

La version du voisin

Face à la difficulté du dossier, le substitut Daniel se repose principalement sur la version des faits donnée par un voisin direct, témoin des événements, pour apporter la vérité judiciaire. "Il confirme que le prévenu a été vers le couple, après avoir subi une pluie d’insultes durant plusieurs minutes. Ensuite, il y a eu échange de coups entre les trois personnes." Ce qui veut dire que la légitime défense évoquée par Rohan ne peut pas être retenue.

Rohan devrait toutefois obtenir une mesure de faveur.Ce à quoi le parquet ne s’oppose pas, tout en requérant une peine de 2 ans de prison. MeCallari, à la défense, reste convaincu que son client a agi en état de légitime défense et plaide donc un acquittement. Jugement dans un mois.