« Il est normal de vouloir savoir si on ne s’est pas trompé »

Mgr Harpigny, vous avez fait le déplacement de Tournai pour l’ouverture du sarcophage. Quel est votre rôle dans le processus?

B.W.
« Il est normal de vouloir savoir si on ne s’est pas trompé »
Ouverture tombeau J de Vitry 03 ©ÉdA 30310679280 – J.P.D.K.

Authentifier. Un document atteste ma présence. Je suis témoin de ce que le reliquaire a été ouvert dans les règles, qu’il n’y a pas eu de manipulation des ossements, qu’on n’a rien modifié. Lorsque les scientifiques auront terminé et qu’on refermera le sarcophage, un représentant de l’évêché sera présent aussi.

Est-ce fréquent, ce genre d’opération?

Personnellement, j’ai assisté à cela lorsque j’étais doyen de Mons. Il s’agissait d’authentifier les ossements contenus dans la châsse de saint Waudru. À l’époque, c’est Mgr Huard qui remplissait la fonction qui m’est confiée aujourd’hui. Je pense que ça s’est aussi fait pour sainte Rolende, mais je n’étais pas présent. Mais en tant qu’évêque, depuis 2003, c’est ici une première.

Au plan religieux, les conclusions de l’étude risque-t-elle de changer quelque chose?

Si on dit que ce n’est pas lui, on en tiendra compte. Il est normal, compte tenu du progrès scientifique qui a été réalisé, qu’on veuille savoir si on ne s’est pas trompé, de savoir si ce qu’on a affirmé pendant des siècles était juste. Si ce n’est pas Jacques de Vitry, il faudra le retrouver!