"Convoi de la liberté" à Bruxelles: la police a rouvert les accès à la capitale

Le convoi autoproclamé "de la liberté" s’est rendu sur Bruxelles ce lundi afin de protester contre les mesures coronavirus. On fait le point.

La police a organisé des barrages filtrants aux entrées de la Région bruxelloise et dans Bruxelles afin "d’empêcher une manifestation motorisée d’accéder au centre", annonçait la zone de police Bruxelles-Capitale/Ixelles ce lundi matin sur son compte Twitter. Ces contrôles ont engendré des ralentissements aux entrées principales de la Région. Par ailleurs, la sortie Reyers sur l’E40 en provenance de Louvain a été fermée

Les premiers participants au "convoi de la liberté" ont été redirigés vers le parking C du Heysel dès le matin. On y dénombrait une cinquantaine de véhicules sur le coup de midi.

Les participants au "convoi de la liberté", venus de France, notamment, entendent protester contre les mesures sanitaires instaurées pour endiguer la pandémie de coronavirus en Europe.

Des remous en début d’après-midi

Aucun incident n’a été à déplorer dans un premier temps mais les esprits se sont échauffés en début d’après-midi.

Une petite action d’un groupe issu du "convoi de la liberté" a d’abord été signalée rue de la Loi et quelques personnes en groupe ont été arrêtées préventivement en possession d’armes prohibées dans le centre de Bruxelles, à hauteur de la place de la Monnaie, a indiqué une porte-parole de la police de Bruxelles-Ixelles vers 12h. Les arrestations sont encore administratives à ce stade, mais pourraient par la suite devenir judiciaires. Les personnes étaient en effet en possession de deux couteaux, d’une paire de lunettes étanches et d’une cagoule noire.

Les nationalités des individus arrêtés n’ont pas été précisées. Un lien direct avec le convoi de la Liberté n’a pas encore été établi mais leur intention de rejoindre les éventuels événements en centre-ville n’a pas été exclue. Le contrôle de ces individus a été motivé par l’observation d’un comportement suspect par des agents en patrouille.

Un petit groupe de manifestants a par ailleurs été signalé rue de la Loi vers 11h30. L’action statique a duré moins d’une heure et n’a pas engendré de perturbations notables. La police organise déjà à cet endroit des barrages filtrants pour contrôler les entrées dans la capitale.

Gaz lacrymogènes

Le point d’orgue de l’action était attendu vers 14h00. Des manifestants regroupés place Schuman ont voulu prendre la direction de la place Sainte-Catherine, ils étaient entre 100 et 200 personnes . Selon la VRT, il y aurait également des appels via l’application Telegram pour aller bloquer des tunnels et organiser des blocages de plusieurs semaines de lieux importants autour des institutions européennes.

La police s’est alors déployée en masse dans le quartier européen et tentait de repousser les manifestants en utilisant des gaz lacrymogènes. Des policiers ont également été déployés du côté de la place Sainte-Catherine pour sécuriser les accès au métro. Un petit groupe est aussi présent aux abords du site de la RTBF, boulevard Reyers. La situation était toujours tendue à 15h30.

La police rouvre les accès à la capitale

La police de Bruxelles-Capitale - Ixelles a rouvert les accès à la capitale, a-t-elle fait savoir lundi vers 16h00 sur Twitter. Les barrages filtrants mis en place depuis le matin sont donc levés. La circulation n’était pas encore complètement fluide sur la Petite Ceinture et aux abords du quartier européen.

Les grands convois annoncés de France et de diverses provinces belges ne semblent pas être parvenus jusqu’à Bruxelles. Aucun convoi n’a été observé dans le centre. Des manifestations statiques se sont tenues au Cinquantenaire et dans le quartier des quais près de la place Sainte-Catherine.

Un bilan sera communiqué en fin de journée par la police locale.

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