Intempéries: Elio Di Rupo souhaite une autorité disposant des pleins pouvoirs "en situation de crise"

"En situation de crise, la bonne volonté, c’est bien mais ça ne suffit pas. Il faut une autorité hiérarchique disposant des pleins pouvoirs", a affirmé le ministre-président wallon, ce vendredi, lors de son audition devant la commission d’enquête parlementaire consacrée à la gestion des inondations de juillet 2021.

Intempéries: Elio Di Rupo souhaite une autorité disposant des pleins pouvoirs "en situation de crise"

"La catastrophe que nous avons vécue doit servir de catalyseur, non seulement pour revoir la gestion du centre régional de crise, mais aussi pour travailler à plus de cohérence et de transversalité. Et pour ce faire, je ne vois pas d’autre manière que d’avoir une autorité hiérarchique qui possède des pouvoirs réels. Pas pour tout, évidemment, mais dans les situations de crise", a détaillé le ministre-président wallon.

À l’entame de sa présentation, ce dernier est longuement revenu sur la chronologie de ces jours funestes de juillet. "Du 10 au 13 juillet, je ne reçois aucune information. Les premiers événements, à mon niveau, datent du mercredi 14 juillet dans la matinée, avec les informations qui remontent des médias. Jusque-là, personne dans mon cabinet n’a reçu d’alerte ni de message spécifique", a-t-il expliqué.

"Les premiers contacts entre le centre régional de crise (CRC) et mon cabinet ont lieu vers 12h15 ce 14 juillet. Vers 16h00, n’ayant toujours pas d’informations directes, j’ai personnellement pris l’initiative d’établir par sms un contact avec Simon Riguelle - le directeur du CRC - , afin qu’il m’informe plus complètement de la situation", a poursuivi Elio Di Rupo. Deux heures plus tard, un premier état des lieux est envoyé par mail par le centre régional de crise. Le lendemain, face à la gravité de la situation, les contacts et les réunions s’enchaînent.

"À aucun moment je n’ai voulu perturber le travail des centres de crises provinciaux d’abord et du centre national de crise ensuite. Ces centres travaillaient selon les dispositions légales fédérales en vigueur", a encore assuré le ministre-président en soulignant la nécessité, pour le centre régional de crise, de disposer lui aussi d’une base décrétale.

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