Anthony tente de semer la police... pour éviter de retourner dans sa cellule après un congé pénitentiaire!

Deux entraves méchantes à la circulation en quatre jours lui sont reprochées.

L. C.
Anthony tente de semer la police... pour éviter de retourner dans sa cellule après un congé pénitentiaire!

Le jeune homme, bientôt 30 ans, est déjà à fond de peine jusqu'en 2030 pour plusieurs condamnations, notamment pour rébellion et des entraves méchantes à la circulation. Compte tenu de son casier judiciaire, Anthony n'a d'ailleurs plus le droit à des mesures de faveur. Au lieu d'arrêter les conneries pour enfin se tenir à carreau, ce dernier s'est encore distingué de la plus mauvaise des manières avec la police, en l'espace de quelques jours.

Tout d'abord, le 3 novembre dernier, Anthony est pris en chasse par la police à Manage au volant d'un véhicule que lui a prêté un ami. Ayant obtenu une permission de sortie de la prison, le prévenu profite de la vie extérieure. Il abuse même de la situation et refuse coûte que coûte de retourner en prison et de mettre fin à son congé pénitentiaire. Pour éviter de se faire pincer, Anthony roule à vive allure, emprunte des sens interdits et des ronds-points à contresens.

À deux doigts d'une tentative de meurtre Bis repetita à peine quatre jours après cette première entrave méchante à la circulation. Dans Anderlues, Anthony est coursé par la police. Un des motards tente tant bien que mal de l'arrêter. Mais le Fangio de la route se défend et essaye carrément de percuter le motard. "J'avais peur qu'il me tire dessus. Alors, j'ai voulu passer devant lui", prétend Anthony, qui jure ne pas avoir voulu percuter le motard et qui a échappé de peu à une prévention de tentative de meurtre.

Accidenté, Anthony a finalement été appréhendé par les services spéciaux de la zone de police de Châtelet. Pour le substitut Vervaeren, il n'est plus question de laisser la moindre chance au prévenu, même si ce dernier prétend "avoir enfin compris les choses et vouloir changer grâce à sa compagne." Six ans de prison sont requis.

À la défense, Me Martines a tenté le coup de la peine de travail déjà obtenue dans un dossier différent et une situation judiciaire similaire devant une autre chambre. Jugement le 24 février.