Covid: un "convoi de la liberté" annoncé à Bruxelles le 14 février

À l’instar de ce que vit la capitale canadienne Ottawa, bloquée par des camionneurs qui protestent contre les mesures sanitaires, Bruxelles pourrait bien être envahie par un "convoi de la liberté" lundi prochain.

Covid: un "convoi de la liberté" annoncé à Bruxelles le 14 février
Si le «convoi de la liberté» peut débarquer en Belgique lundi prochain, plusieurs capitales européennes s’attendent déjà à une forte mobilisation ce week-end. ©AFP

Et si les principaux axes bruxellois étaient bloqués lundi prochain par des manifestants protestant contre les mesures sanitaires actuelles? La question se pose depuis que plusieurs appels ont été lancés pour organiser des "convois de la liberté" en direction de la capitale belge.

Lancés sur les réseaux sociaux et rassemblant déjà plusieurs dizaines de milliers de contestataires, ces appels à la manifestation invitent le plus de conducteurs (privés ou professionnels) à paralyser Bruxelles, à l'instar de ce qui se fait à Ottawa.

"Nous savons qu’il y a un appel dans toutes les capitales européennes à prendre la route vers Bruxelles dimanche soir pour former un convoi, a déclaré une porte-parole de la police de Bruxelles-Ixelles. Nous communiquerons dans le courant de la semaine sur une éventuelle demande et autorisation de l’action."

Si le "convoi de la liberté" peut débarquer en Belgique lundi prochain, plusieurs capitales européennes s’attendent déjà à une forte mobilisation ce week-end. En France, une page Facebook qui invite chacun à rallier Paris vendredi rassemble près de 300.000 internautes, ce mercredi matin.

Et preuve que l’envie de rejoindre la capitale belge est palpable chez certains, des plannings et des itinéraires Paris-Bruxelles font l’objet de nombreux partages sur ces mêmes réseaux sociaux.

Reste que, contrairement à ce que l’on observe au Canada, les manifestants ne sont pas tous des routiers professionnels. En Europe, les contestations sont multiples: là où certains critiquent la gestion de la pandémie par les autorités, d’autres y voient l’opportunité de faire renaître de ses cendres le mouvement des "gilets jaunes".