Steven Di Salvo avait tué Jessika d'une quarantaine de coups de couteau à Berloz: il est renvoyé pour assassinat

L’habitant de Corswarem a tué la mère de ses enfants d’une quarantaine de coups de couteau

Sarah Rasujew
Steven Di Salvo avait tué Jessika d'une quarantaine de coups de couteau à Berloz: il est renvoyé pour assassinat

La chambre du conseil de Liège a renvoyé le détenu Steven Di Salvo, un habitant de Corswarem, sur la commune de Berloz qui devra répondre de l'assassinat de Jessika, 27 ans, la mère de ses enfants. Le 22 juin 2020, il a porté une quarantaine de coups de couteau à la jeune femme qui avait rompu quelques temps auparavant. La chambre du conseil a estimé qu'il existait des indices de préméditation dans le chef du présumé auteur des faits. Steven Di Salvo comparaîtra devant la chambre des mises en accusation, la seule habilitée à le renvoyer devant la cour d'assises. Au moment des faits, cela faisait plusieurs semaines que Jessika l'avait quitté. Elle ne revenait au domicile que quelques jours par semaine.

Le jour du drame, l’ancien couple s’est disputé. Steven Di Salvo a déclaré que Jessika aurait évoqué la possibilité de retourner dans son pays d’origine, le Brésil. Il a expliqué qu’il a eu peur de ne plus voir ses enfants. Steven Di Salvo se serait alors emparé d’un couteau et aurait porté une quarantaine de coups de couteau à la jeune femme. Cette dernière a été principalement touchée au visage et au cou. Elle n’a pas survécu à cette violente agression. Steven Di Salvo a déclaré avoir un “trou noir”, au moment des coups de couteau.

Jessika était maman de quatre garçons âgés de 5 ans, 4 ans et de jumeaux de 3 ans. Au départ, c’était la qualification de meurtre qui était retenue par les autorités. Mais comme le souhaitait le ministère public c’est la qualification d’assassinat, donc d’un meurtre prémédité qui a été retenue. "La qualification est a ce stade provisoire”, estime Me Christophe Van der Beesen qui intervient pour l’inculpé aux côtés de Séverine Solfrini. “Le jury disposera de toute la latitude pour apprécier les faits dans leur globalité. La circonstance aggravante est toujours contestée et nous nous en expliquerons lors de la session.”