Bruxelles toujours pas au pic de la 5e vague: "un taux de positivité jamais vu"

Les contaminations ne redescendent toujours pas à Bruxelles. La population en âge scolaire est désormais la deuxième plus contaminée. Le pic n’est pas en vue.

Julien Rensonnet
Bruxelles toujours pas au pic de la 5e  vague: "un taux de positivité jamais vu"
Les Bruxellois en âge scolaire font exploser les chiffres actuellement. ©BELGA

C’était attendu: la rentrée de janvier a aussi invité le covid devant les tableaux noirs bruxellois. Les classes ferment. Des écoles entières aussi comme l’annonce le Collège Saint-Michel ce 25 janvier. On n’est donc pas surpris que les 10-19 ans soient la tranche d’âge qui marque la plus forte augmentation de cas à Bruxelles sur la semaine écoulée.

Ainsi, Sciensano recense 30.109 nouveaux cas détectés dans la capitale sur les 7 derniers jours (18 au 24 janvier). Avec 6.161, les 10-19 représentent 20,5% de ces contaminations (pour 18 il y a 7 jours). La population en âge scolaire s'approche donc des actifs de 30-39 qui, avec 6.429, comptent pour 21% des nouveaux cas bruxellois.

Selon Inge Neven, responsable du dispositif Covid de la Cocom, "Bruxelles n'a donc pas encore atteint le pic de cette 5e vague". Les chiffres grimpent toujours et atteignent de nouvelles valeurs records. C'est le cas du taux de positivité des quelque 13.000 PCR analysés chaque jour: il affiche 44%, "du jamais vu". Preuve que le virus circule "énormément": ce taux de positivité grimpe "à plus de 60%" chez les personnes symptomatiques. Et à 36% chez les asymptomatiques. "Des chiffres énormes".

Les soins intensifs restent stables

Le taux d'incidence est à l'avenant: 4.914 cas pour 100.000 habitants sur les 14 derniers jours, (4.300 mardi dernier pour 3.005 il y a deux semaines). "Et on ne connaît pas les résultats des tests antigènes ni des autotests, auxquels les Bruxellois recourent de plus en plus", nuance Neven. La valeur R remonte à 1,20 (1,12 le 18 janvier).

Dans les hôpitaux, on ne craque toujours pas. Même si les hospitalisations augmentent de 29% pour atteindre 654 lits (507 lits mardi dernier pour 480 il y a 14 jours). "Les échos nous remontent que ça devient quand même assez tendu avec les pénuries de personnel", reconnaît la responsable. "Mais la bonne nouvelle, c'est que ces malades ne transitent pas par les soins intensifs" (78 lits, soit -7%).

Les décès sont stables aussi: 34, pour 32 la semaine précédente.