Omicron toujours en pleine bourre à Bruxelles: "Le nombre de cas réels est vraiment sous-estimé"

Le variant Omicron continue de jouer avec les nerfs des Bruxellois. Jamais les habitants de la capitale n’avaient été autant contaminés. Mais on semble tenir le coup dans les hôpitaux.

Omicron toujours en pleine bourre à Bruxelles: "Le nombre de cas réels est vraiment sous-estimé"
Omicron s’amuse bien à Bruxelles. ©BELGA
Julien Rensonnet

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Bruxelles n'en a pas fini avec le variant Omicron, loin de là. Le taux d'incidence atteint des sommets dans la capitale avec près de 4.300 cas pour 10.000 habitants (4.295 pour 3.005 il y a à peine une semaine). Inédit.

"Et ce taux est sans doute sous-estimé", pose d'emblée Inge Neven, responsable du dispositif Covid à la Cocom. Deux raisons à cela: "d'une part, le nombre de tests diminue un tout petit peu en raison du changement de règles lors de contact à haut risque, et d'autre part leur taux de positivité augmente". À ce jour, 12.429 prélèvements PCR sont établis chaque jour à Bruxelles (pour 11.400 le 11 janvier), dont le taux de positivité grimpe à 36% (30,3% il y a une semaine). Ça aussi, c'est inédit depuis le pic de la 2e vague. "Le nombre de cas réels est donc vraiment sous-estimé".

Le taux d’incidence par âge à Bruxelles montre que le pic de cette 4e vague semble atteint chez les 20-29 ans. Mais prudence: on teste beaucoup moins depuis une petite semaine.
Le taux d’incidence par âge à Bruxelles montre que le pic de cette 4e vague semble atteint chez les 20-29 ans. Mais prudence: on teste beaucoup moins depuis une petite semaine. ©Cocom
40-60 ans et 10-19 ans ne sont plus épargnés par Omicron.
40-60 ans et 10-19 ans ne sont plus épargnés par Omicron. ©Cocom

Dans ce maelström, deux tendances. D'une part, les 40-60 ans ne sont plus à l'abri face à Omicron. Et d'autre part, les 10-19 ans aussi gonflent les statistiques. "Dans les écoles secondaires, des classes se ferment", déduit Neven. Autre constatation: "50% des personnes symptomatiques testent positives. Ce n'était pas le cas avec Delta et ça prouve encore une fois qu'Omicron est très contagieux". Malgré tout, la valeur R baisse à 1,12 (pour 1,45 le 11 janvier).

Une "bonne nouvelle" par contre: les hospitalisations ne suivent pas les courbes exponentielles des contaminations, avec un petit bond de 6% par rapport au 11 janvier (507 lits pour 480 il y a 7 jours). "Et en soins intensifs, on est stable", pointe Neven avec 25% de lits occupés (84 malades, pour 88 lundi dernier). Les décès hebdomadaires par contre passent de 21 à 31 en une semaine.