Covid: un émeutier de la première marche contre les mesures sanitaires risque 10 mois de prison

Le parquet de Bruxelles a requis ce jeudi après-midi une peine de dix mois de prison à l’encontre d’un Gantois impliqué dans les émeutes qui ont émaillé la première marche "Ensemble pour la liberté" du 21 novembre, contre les mesures sanitaires.

Covid: un émeutier de la première marche contre les mesures sanitaires risque 10 mois de prison

L’homme, âgé d’une vingtaine d’années, avait jeté une chaise en métal sur des policiers. "J’ai été frustré par l’action de la police, mais je me rends compte que l’on ne peut pas faire ce genre de choses et que cela n’aide en rien la manifestation", a déclaré le prévenu lors de l’audience de ce jeudi.

Si la majeure partie de la manifestation, qui avait rassemblé 25.000 participants, s’était déroulée dans le calme, des incidents avaient éclaté en marge de l’événement. La police avait alors dû faire usage de canons à eau et de gaz lacrymogène, après que certains émeutiers ont lancé des feux d’artifice et d’autres projectiles en direction des forces de l’ordre. Des conteneurs, des poubelles et des palettes ont en outre été incendiés.

Le Gantois a pris part à ces émeutes et était présent sur le ring intérieur de Bruxelles où il a lancé une chaise en métal sur un barrage de la police. Son projectile avait touché un policier à la tête et à la poitrine mais l’agent s’en était sorti indemne grâce à sa combinaison de protection. Alors que l’émeutier s’apprêtait à lancer une deuxième chaise sur des policiers, il avait été interpellé par un agent en civil.

"Je ne suis pas allé à Bruxelles pour participer à des émeutes mais pour protester contre les mesures Covid du gouvernement", a plaidé le prévenu. "Au moment des faits, la manifestation était bloquée depuis une heure sur le ring intérieur, et nous étions même assis par terre. Pourtant, la police a jugé nécessaire d’utiliser des canons à eau et du gaz lacrymogène alors qu’il y avait des enfants. C’est pour cela que je me suis énervé et que j’ai lancé cette chaise."

Le parquet a requis ce jeudi une peine de prison de dix mois alors que son avocat a plaidé pour une peine de travail. Le tribunal rendra son verdict le 10 février.

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