La même fresque, une autre ou une statue? Que préférez-vous pour remplacer le mur Annie Cordy à Laeken?

Trois options sont sur la table pour remplacer l’œuvre murale dédiée à Annie Cordy dans le parc qui porte son nom à Laeken. Les votes sont ouverts.

J. R.
La même fresque, une autre ou une statue? Que préférez-vous pour remplacer le mur Annie Cordy à Laeken?
Les projets de FSTN, Isabelle de Bellefroid et Amandine Lesay pour le parc Annie Cordy à Laeken. ©Ville de Bruxelles

La Ville de Bruxelles présente ce lundi les projets retenus pour remplacer (ou pas) la fresque Annie Cordy de Laeken. Souvenez-vous: suite au réaménagement à venir du petit parc qui porte le nom de la vedette disparue, le bâtiment orné de sa fresque doit être démoli. En effet, la Ville assure que de l’amiante a été découvert dans ses murs, très instables par ailleurs, et qu’aucune solution alternative à la démolition n’est possible.

Suite à cette décision, un collectif de riverains laekenois s’est élevé contre la démolition. Ceux-ci arguent que la fresque, peinte pour les 70 ans de la chanteuse populaire et inaugurée en sa présence en 2018, est devenue lieu de recueillement depuis le décès de Tata Yoyo.

Vous pouvez voter

La Ville ne s’est pas accordée à ces exigences. Cependant, le souhait des autorités est de maintenir la fonction de souvenir du parc du parvis Notre-Dame. Elle a donc lancé un appel à projets aux artistes.

Ce 13 décembre, le cabinet de l’échevine de la Culture Delphine Houba annonce le lancement du vote participatif qui devra décider de la solution mise en œuvre. Ainsi, 3 options sont soumises aux votes. 1, la reproduction à l’identique de la fresque existante réalisée par le même artiste, FSTN. 2, une autre œuvre street-art dessinée par l’artiste Amandine Levy. 3, la réalisation d’une statue créée par l’artiste Isabelle de Bellefroid.

Les votes, lancés sur le site de la Ville de Bruxelles, sont ouverts dès ce lundi 13 décembre et seront clôturés le 7 février à minuit.

"Annie Cordy est sans conteste une de nos artistes les plus célèbres et les plus populaires", commente Delphine Houba (PS). "En tant qu’Échevine de la Culture, il me paraît essentiel de maintenir un hommage artistique en son honneur".

Le projet de fresque de FSTN au parc Annie Cordy.
Le projet de fresque de FSTN au parc Annie Cordy. ©Ville de Bruxelles/ FSTN

La première option est la reproduction à l’identique de la fresque existante sur un mur voisin, réalisée par le même artiste, FSTN. Pierre Coubeau, alias FSTN, est un illustrateur et artiste bruxellois né en 1986. Il est proche des communautés artistiques musicales, notamment du collectif Boya. Sur la fresque peinte à Laeken, on reconnaît sa marque de fabrique, le dessin en noir et blanc, mais rehaussée de touches de couleurs qui font écho au caractère enjoué de la célèbre chanteuse.

2 Une autre œuvre street-art

 Le projet de fresque d’Amandine Lesay au parc Annie Cordy.
Le projet de fresque d’Amandine Lesay au parc Annie Cordy. ©Ville de Bruxelles/Amandine Lesay

La deuxième option est, sur le même mur, la réalisation d’une nouvelle fresque street-art signée Amandine Lesay. Celle-ci est issue de la scène graffiti parisienne qu’elle a quittée à 20 ans pour s’installer à Bruxelles où elle étudie peinture et gravure à La Cambre pendant 5 ans. Elle est membre de plusieurs collectifs et travaille aussi dans la mode. Pour sa fresque, Lesay se dit "guidée par les paroles de Tata Yoyo" pour "ouvrir les portes d’un univers poétique et fantaisiste, d’une folie douce aux teintes éclatantes et à l’équilibre surchargé".

3 Une statue

 Une ébauche préparatoire du projet de statue d’Isabelle de Bellefroid pour le parc Annie Cordy à Laeken.
Une ébauche préparatoire du projet de statue d’Isabelle de Bellefroid pour le parc Annie Cordy à Laeken. ©Ville de Bruxelles/ Isabelle de Bellefroid

La troisième option est une statue d’Annie Cordy signé Isabelle de Bellefroid. L’idée est de le placer dans le parc à un emplacement à déterminer. La sculptrice Isabelle de Bellefroid est active depuis une vingtaine d’années dans une tendance classique. Elle a vécu au Yémen, en Turquie, en Inde et en France. Ses matériaux de prédilection: bronze, résine ou terre cuite. Sa proposition est "une Annie Cordy ancrée dans le XXIe siècle: moderne, accessible, humaine, ouverte et en connexion avec son public".