"On m’a traité de fasciste parce que je demandais le bracelet": les commerçants des Plaisirs d’hiver signent une pétition

Deux chalets des Plaisirs d’Hiver ont été fermés pour non-respect des règles liées au CST. Dans un contexte tendu, les commerçants du marché de Noël demandent à l’organisation de pouvoir contrôler eux-mêmes les CST.

Sylvain ANCIAUX
"On m’a traité de fasciste parce que je demandais le bracelet": les commerçants des Plaisirs d’hiver signent une pétition
La pétition des commerçants des Plaisirs d’Hiver vise à ouvrir le débat avec l’organisation. ©BELGA

Place De Brouckère, ce mercredi 8 décembre soir. En plein Plaisirs d’hiver, le lieu devrait être comble. Et pourtant, il n’en est rien. "C’est principalement dû au mauvais temps", explique Francis qui tient un chalet de burgers, "mais les gens vont commencer à arriver dès la semaine prochaine et jusqu’au 31."

Bien sûr, il y a également le facteur du bracelet "Covid" pour pouvoir consommer aux chalets. Mais Francis affirme que celui-ci n’impacte pas spécialement ses ventes. "Ça fait dix jours que je suis là. Au total, j’ai dû refuser une quinzaine de ventes seulement parce que les personnes n’avaient pas de bracelet et ne voulaient pas aller en chercher un. L’instauration des bracelets est certes une mesure difficile, mais elle nous a permis d’ouvrir."

En face, Michel, qui vend des en-cas libanais, fait lui aussi la soupe à la grimace. "On m’a traité de fasciste, de raciste, parce que je demandais le bracelet de clientes, la police en civil a dû intervenir."

Une proposition, plus qu’une pétition

Alors, avec d’autres commerçants de la place, il a signé une pétition demandant à l’organisation de l’événement de pouvoir contrôler les CST des clients directement avec leurs smartphones.

Michel n’est pas en colère pour autant, loin de là. "La commune a tout fait pour ouvrir les Plaisirs d’hiver, c’est juste dommage que certains commerçants ne respectent pas le deal" en faisant (notamment) allusion aux plus grosses écuries qui écouleraient les marchandises sans contrôler. "Ce n’est donc pas une pétition contre la commune ou Brussels Major Events, c’est une proposition pour être un peu mieux."

Michel aurait préféré voir une zone accessible uniquement avec un CST. Trop tard, donc, mais il espère, comme d’autres, pouvoir ouvrir le dialogue avec l’échevine à ce sujet.