Test PCR et suivi des contacts: le citoyen bruxellois appelé à la rescousse dans la chasse au covid

Le citoyen bruxellois, symptomatique ou non, peut désormais y mettre du sien pour soulager les généralistes et le call center dans le tracing du covid. Deux nouveaux outils, disponibles sur toute la Belgique, le lui permettent.

Julien Rensonnet
Test PCR et suivi des contacts: le citoyen bruxellois appelé à la rescousse dans la chasse au covid
Le test PCR était jusqu’ici payant pour le citoyen qui ne passait pas par le circuit des généralistes ou de la médecine scolaire: désormais, l’outil d’autoévaluation belge permet aux symptomatiques d’en obtenir un gratuitement. ©Drazen – stock.adobe.com

La Cocom rappelle ce 7 décembre que deux nouveaux outils ont été introduits pour soutenir sa capacité de testing et de tracing à Bruxelles. Ceux-ci s’appuient davantage sur la coopération des citoyens. Objectif: soulager les généralistes, le call-center et les centres de test dans cette 4e vague de coronavirus.

Questionnaire d’autoévaluation: prescrivez vous-même le test PCR

Il y a d'abord le questionnaire d'autoévaluation. Il s'adresse aux personnes qui ressentent des symptômes typiques du Covid comme le nez qui coule, la migraine, la fièvre ou les pertes d'odorat et de goût. Plutôt que de foncer encombrer les salles d'attente des généralistes surbookés, ils peuvent s'ausculter eux-mêmes via le Self Assessment Testing, mis en place par le SPF Santé publique. Il s'agit d'un questionnaire simple disponible en ligne. Après quelques rapides questions, vous y obtenez un code qui vous permet de prendre un rendez-vous gratuit pour le testing PCR dans les centres bruxellois. Pour éviter les abus, le SAT ne permet pas l'obtention rapprochée de plusieurs codes pour un même N° de registre national.

"Depuis le lancement de l’outil la semaine dernière, nous en obtenons de bons résultats", se félicite Inge Neven, responsable du dispositif Covid à la Cocom, qui note une concordance entre autoévaluation et positivité après prélèvement. "Quelque 3% des tests bruxellois sont effectués sur base de ce Self Assessment Testing, pour 5% sur la Belgique. La différence s’explique peut-être par le fait que les centres sont plus accessibles à Bruxelles qu’ailleurs, et que de nombreuses pharmacies proposent des antigènes".

Rentrez vos contacts à haut risque et envoyez-les se faire tester

Seconde innovation depuis le 2 décembre: un SMS est désormais envoyé à chaque Belge testé positif dans les centres régionaux. Via la plateforme fédérale masante.belgique.be, les citoyens "bien digitalisés" se substituent au call center pour énumérer leur liste de potentiels contacts à haut risque et leurs coordonnées téléphoniques. Le formulaire rempli, ces derniers reçoivent alors par SMS un code qui leur permettra à leur tour de se livrer au test PCR d'usage.

"L’outil est bien fait", remarque Neven. "Les utilisateurs y renseignent leurs contacts ainsi que les collectivités ou lieux qu’ils ont fréquentés. Ils accélèrent ainsi le tracing. Ça soulage le call-center d’un certain nombre d’appels, ce qui était surtout demandé en Flandre et Wallonie mais peut être utile aussi à Bruxelles". Après 5 jours de fonctionnement, ce dispositif n’est pas encore livré ses premiers résultats. "Nous continuerons évidemment à appeler les personnes qui ne l’utilisent pas".

Inge Neven en profite pour rappeler les règles de bon sens qui prévalent désormais en Belgique: "si vous êtes asymptomatique, faites quand même un autotest avant d’aller voir vos grands-parents ou de participer à la petite fête privée du week-end". Et de préciser: "S’ils sont bien manipulés, les autotests sont un bon indicateur. Mais les PCR restent les plus sensibles. Leur taux de certitude est le plus élevé".