VIDÉO | Deux tonnes de légumes occupées de grandir sur le toit d’une grande surface bruxelloise

Un potager urbain a été inauguré sur le toit d’une grande surface bruxelloise. L’objectif? Produire plus de deux tonnes de légumes chaque année et voir si le concept peut se déployer ailleurs.

Mathieu Golinvaux

Sur le toit de cette grande surface ixelloise, bien au chaud dans leur serre, les tomates profitent des derniers rayons de soleil d’octobre pour attraper de belles couleurs.

Depuis quelques mois, c’est un véritable potager de plus de 1 500 m2 qui a été installé sur cette surface qui n’avait pas vraiment d’utilité jusqu’ici. Après Bigh, la ferme urbaine installée sur le toit des abattoirs d’Anderlecht, c’est un nouveau projet qui voit donc le jour. Installé en partenariat avec l’ULB, ce second projet aura en plus pour objectif d’étudier la viabilité de ce genre d’installation ailleurs à Bruxelles. «Ce sera une sorte de laboratoire géant, une recherche scientifique et agroécologique, confirme Nevruz Unal, échevine de la Rénovation urbaine à Ixelles. Nous allons, ici, produire une production agricole hors sol. L’objectif de la région sera de tester notre production, en toiture et urbaine, et visualiser avec le temps s’il est possible d’avoir une production autosuffisante.»

L’objectif de la région sera de tester notre production, en toiture et urbaine, et visualiser avec le temps s’il est possible d’avoir une production autosuffisante.

Mais alors que le béton à tout va est désormais souvent pointé du doigt, l’objectif derrière ce projet est également de ramener un peu plus de nature au milieu d’une ville qui en manque toujours cruellement. «Parce qu’on a trop souvent eu tendance de construire sur des espaces verts, regrette encore l’échevine. Désormais, nous avons de nombreuses superficies qui ne sont pas exploitées en ville. L’objectif est désormais de les faire fructifier.»

VIDÉO | Deux tonnes de légumes occupées de grandir sur le toit d’une grande surface bruxelloise

Les légumes de la ferme urbaine ixelloise seront directement accessibles aux habitants de ce quartier. «Il y aura en effet de l’autocueillette, détaille Amandine Vandormael, directrice de Refresh Brussels. Une partie ira dans notre cantine où la production sera transformée et le reste ira pour l’aide alimentaire.»

Il va falloir voir s’il est économiquement viable ou s’il doit avoir un soutien public. Si c’est le cas, ce ne serait de toute façon pas grave parce que nous pensons que ce projet est bien plus que la valeur monétaire.

Désormais, les maraîchers urbains espèrent voir ce genre de projet pouvoir se concrétiser ailleurs. «Parce que oui, il y a plein de surfaces de ce genre qui sont inutilisées, glisse Amandine Vandormael. C’est justement ce que nous sommes occupés d’étudier. Est-ce que nous faisons quelque chose de pertinent. Pour l’instant, ce projet est évidemment porté par des fonds publics. Il va falloir voir s’il est économiquement viable ou s’il doit avoir un soutien public. Si c’est le cas, ce ne serait de toute façon pas grave parce que nous pensons que ce projet est bien plus que la valeur monétaire. En lançant ce projet cette année, nous avons déjà pu découvrir qu’il y avait ici une valeur sociale incroyable. Les citoyens, les associations, etc. tout le monde veut s’impliquer dans celui-ci. Il y a encore plein de choses à faire et l’impact, finalement, est d’abord social et environnemental. C’est surtout ça, sa valeur ajoutée.»

VIDÉO | Deux tonnes de légumes occupées de grandir sur le toit d’une grande surface bruxelloise
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