Feu vert à un biomonitoring pour les riverains des sept broyeurs à métaux wallons

Le gouvernement wallon a chargé l’Institut scientifique de Service public (ISSEP) d’organiser une campagne de biosurveillance humaine («biomonitoring») auprès des riverains des sept broyeurs à métaux wallons, a annoncé vendredi la ministre régionale de l’Environnement, Céline Tellier.

Feu vert à un biomonitoring pour les riverains des sept broyeurs à métaux wallons

Un budget d’un million d’euros a été dégagé pour mener cette étude autour des sites de Beez, Aubange, Engis et Marchienne-au-Pont (échantillon de 50 personnes) ainsi qu’autour des sites de Châtelet, Courcelles et Obourg (échantillon de 100 personnes).

Cette étude visera à déterminer les niveaux d’imprégnation des riverains à certains polluants, dont les PCB ainsi que les PFOS/PFOA et huit métaux lourds. De 50 à 100 volontaires seront recrutés dès cette fin d’année sur chaque site pour prélever des échantillons de sang et d’urine. Les résultats seront comparés aux valeurs de référence de la première campagne de biosurveillance wallonne lancée par l’ISSEP, dont les résultats viennent d’être publiés.

«Ce biomonitoring spécifique doit permettre aux communes et à la Région d’adapter si nécessaire les recommandations et les mesures prises pour limiter l’exposition des riverains aux polluants identifiés lors des différentes études consacrées aux broyeurs à métaux. Ma priorité, en parallèle, reste de limiter les émissions de pollution à la source pour protéger la santé des riverains et des travailleurs», a commenté la ministre Tellier.

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