Démolition-reconstruction au boulevard de Waterloo 72-76: «La même chose à 1100m2 près»

La commission de concertation sur l’opération de démolition-reconstruction de 13.000m2 de bureau au boulevard de Waterloo se tient ce 27 juillet. L’ARAU dénonce une gabegie environnementale.

J. R.
Démolition-reconstruction au boulevard de Waterloo 72-76: «La même chose à 1100m2 près»
L’ARAU estime que démolir ce bâtiment pour en reconstruire un presque identique relève du gaspillage. ©Google Street View

L’ARAU (Atelier de Recherche et d’Action Urbaines) alerte ce 26 juillet sur la commission de concertation relative au projet de démolition-reconstruction de l’immeuble de bureau des 72-76 boulevard de Waterloo. La réunion est prévue ce mardi 26 juillet. Le projet pour ce site de la petite ceinture consiste en la démolition complète (à l’exception des sous-sols) de 11.633 m² situés à l’embouchure du rond-point Louise. Le projet prévoit ensuite la reconstruction d’un nouveau bâtiment de 12.788 m², 100% consacré au bureau. «Ou, à 1100 m² près, la même chose», ironise l’ARAU.

Soulignant les impacts environnementaux «importants» des opérations de démolition-reconstruction, l’ARAU attire l’attention sur le fait que «le rapport d’incidences environnementales n’a pas étudié d’alternative de maintien et de rénovation du bâtiment». Et pointe par ailleurs «l’absence d’un bilan environnemental de la démolition». Selon l’Atelier, «il n’y a donc aucune base objective permettant à la commission de concertation de se prononcer sur la pertinence» du projet.

L’ARAU estime que démolir ce bâtiment pour en reconstruire un presque identique relève du gaspillage.
L’ARAU estime que démolir ce bâtiment pour en reconstruire un presque identique relève du gaspillage. ©Google Street View

L’ARAU estime que «le promoteur a pris soin de montrer une image peu flatteuse de la situation existante» mais pointe que la différence entre les deux bâtiments, l’actuel et le projeté, «n’est pas flagrante». Et d’estimer que c’est «une fois de plus la recherche du profit qui justifie l’opération».

Pour inciter la commission de concertation à rendre un avis négatif sur la demande de permis, l’ARAU répète sa demande «de plusieurs années» pour «un réel bilan environnemental des opérations de démolition-reconstruction basé sur des études approfondies, objectives et indépendantes».