400 dealers coffrés à Bruxelles depuis le début de l’année

399 dealers ont été arrêtés pour vente de drogue depuis le début de l’année sur le territoire de la zone de police Bruxelles Capitale Ixelles. Bianca Debaets plaide pour un travail psycho-médico-social dans les futurs centres de consommation bruxellois.

400 dealers coffrés à Bruxelles depuis le début de l’année
399 dealers ont été arrêtés sur le territoire de la zone de police Bruxelles Capitale Ixelles depuis le début 2020. Plus largement, 2402 PV ont été dressés pour détention illégale de stupéfiants. (Illustration) ©Adobe Stock – fusssergei

399 dealers ont été arrêtés pour vente de drogue depuis le début 2020 sur le territoire de la zone de police de Bruxelles Capitale Ixelles. C’est ce qu’on apprend ce 19 octobre via la conseillère communale d’opposition Bianca Debaets (CD&V), qui a interrogé le Bourgmestre Philippe Close (PS) à ce sujet.

«Parmi les 399 dealers arrêtés depuis le mois de janvier, on retrouve 22 mineurs d’âge, soit un peu moins qu’au cours de la même période en 2019 (453 arrestations, dont 43 mineurs)», précise Debaets.

Plus largement, 2402 PV ont été dressés pour détention illégale de stupéfiants entre janvier et septembre. «Soit une augmentation de 30%», calcule Debaets, puisqu’on avait enregistré 1.836 PV pour la même période en 2019.

«Selon la police, cette augmentation est principalement due à un plus grand nombre de patrouilles présentes sur le terrain cette année pour contrôler le respect des mesures anti-Covid», précise Bianca Debaets. Qui poursuit: «À mon sens, les dealers devraient plus fortement être poursuivis par la justice, même pour des petites quantités. Car ces personnes font partie de réseaux illégaux qui doivent être démantelés».

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Par ailleurs, Debaets plaide aussi pour un accompagnement des usagers de drogue qui, pour la plupart, «ont réellement besoin d’aide». D’où son inquiétude concernant les centres de consommation prévus à Bruxelles. ««J’entends qu’il est question de deux grands centres de drogues: un à la Ville, dont l’ouverture est constamment reportée, et un autre au niveau de la Région, dont le financement, pour le moins flou, risque encore de faire couler beaucoup d’encre», note la conseillère CD&V. «Il est de toute façon aberrant de développer deux projets au lieu d’un seul. De plus, il existe toujours un épais brouillard autour de la nature exacte de ces deux centres». Et de prévenir: «On ne peut soutenir ces projets publics que si leur objectif est d’aller vers une désintoxication et un vrai accompagnement psycho-médico-social. Or aujourd’hui, cela apparaît juste comme un “espace de consommation”, sans plus…».