Coronavirus | Schaerbeek postpose la rentrée dans ses écoles: sécuriser ses 21 sites est «un travail de titan»

La Commune de Schaerbeek «postpose» la rentrée dans ses écoles communales. Les délais sont trop courts pour sécuriser ses 21 sites, selon la Bourgmestre Cécile Jodogne et son échevin de l’Enseignement francophone Michel De Herde. Aucune date n’est encore annoncée.

Coronavirus | Schaerbeek postpose la rentrée dans ses écoles: sécuriser ses 21 sites est «un travail de titan»
(Illustration) ©Photo News

-Des premières mesures de confinement ont été décidées pour la Belgique le 12 mars. Les mesures ont été renforcées à partir du 18 mars , prolongées le 27 mars jusqu'au 19 avril et encore prolongées le 15 avril jusqu'au 3 mai. Une stratégie de déconfinement en 3 phases a été présentée le 24 avril. Les précisions sur le déconfinement ont été apportées le 6 mai .

- Numéros utiles: tous les ressortissants belges qui se retrouvent coincés dans un pays étranger peuvent contacter le call center du SPF Affaires étrangères au 02/501.40.00 (de 9h à 20h, heure belge). Pour tout autre question, afin de désengorger les postes de garde de médecine générale, une ligne spéciale a été mise en place: 0800/14 689 (entre 8h et 20h).

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La Commune de Schaerbeek «postpose» la reprise des cours au sein de ses écoles communales schaerbeekoises. Celle-ci «ne pourra se faire ce lundi 18 mai». C’est ce qu’annoncent de concert les cabinets de la Bourgmestre Cécile Jodogne (DéFI) et de son échevin de l’Enseignement francophone, de l’Accueil extrascolaire et des Crèches communales francophones Michel De Herde (DéFI). Une décision «du pouvoir organisateur communal de Schaerbeek pour assurer une rentrée en toute sécurité».

Le nombre de jours séparant les élèves schaerbeekois d’une rentrée n’est pas encore connu, mais il sera conditionné à la tenue de la nécessaire réunion avec les syndicats permettant à l’accord de la Copaloc (commission paritaire locale) d’être pris dans la commune. À Schaerbeek, cette réunion Copaloc aura lieu... ce lundi 18 mai. «La Ministre Caroline Désir avait très clairement lié l’ouverture des écoles à l’accord de la Copaloc avec les organisations syndicales. En conséquence, et selon les propres termes des organisations syndicales, “il est impossible dans ces conditions d’avaliser une rentrée le 18 mai 2020, même partielle”», argue De Herde.

«Une bonne centaine d’actions»

L’échevin de l’Enseignement communal explique entre autres cette réunion tardive par la diffusion tardive de la check-list à mettre en place dans les écoles. «Elle comprend une bonne centaine d’actions mais n’est parvenue aux PO que ce mardi 12 mai», déplore De Herde. «Dans ces circonstances, tous les dossiers ficelés pour toutes les écoles n’ont pas pu parvenir aux organisations syndicales».

La Bourgmestre Cécile Jodogne reconnaît pour sa part que «la reprise des cours est essentielle pour les élèves, confinés chez eux depuis plus de deux mois. En particulier pour les élèves de 6e et de 7e secondaires. Mais elle ne peut s’envisager que si la sécurité des enfants et celle du personnel est garantie». La maïeure pointe les délais donnés par le CNS et la Ministre, «raisonnablement trop courts pour de grands réseaux». Jodogne souligne de surcroît que «nous n’avons pas encore reçu les masques promis pour les élèves par la Fédération Wallonie-Bruxelles!»

«Un travail de titan»

Schaerbeek dispose de 21 sites scolaires sur 100.000m2 de bâtiments où se réunissent en temps normal «plus de 10.000 élèves et membres du personnel». Afficher les signaux de prévention, condamner certains accès, flécher les itinéraires, équiper les classes ou encore coller les marques au sol de distanciation sociale représentent donc à Schaerbeek «un travail de titan», note l’échevin de l’Enseignement communal. «Nous nous sommes dépensés sans compter pour tenir les délais, travaillant matin, midi et soir, week-end compris. Les équipes ont fait montre d’un esprit collaboratif remarquable, d’une solidarité et d’une volonté formidables, mais nous ne sommes pas totalement prêts, partout, pour tout». Et de conclure: «À l’impossible...»

La commune souligne enfin que «les garderies continueront à être organisées au sein de chaque établissement scolaire, comme c’est le cas depuis la mi-mars.