Pourquoi l’associé du roi de l’Îlot Sacré Denis Debouverie, qui pensait en hériter, ne lui a-t-il pas téléphoné le jour de son assassinat et après?

«Denis m’avait dit qu’il voulait créer une fondation et que je serais à l’abri jusqu’à la fin de mes jours»: c’est ce que déclare l’associé du roi de l’Îlot Sacré au procès de Tarek Ladhari accusé du meurtre du «boss».

Pourquoi l’associé du roi de l’Îlot Sacré Denis Debouverie, qui pensait en hériter, ne lui a-t-il pas téléphoné le jour de son assassinat et après?

«Denis m’avait dit qu’il voulait créer une fondation et que je serais à l’abri jusqu’à la fin de mes jours. Il n’était plus question de ses héritiers», a déclaré celui qui était l’associé de Denis Debouverie, jeudi, devant la cour d’assises de Bruxelles. Le témoin a été longuement interrogé par le président sur son emploi du temps le jour supposé du meurtre de la victime.

Dans ce procès, Tarek Ladhari est accusé du meurtre de Denis Debouverie, propriétaire de plusieurs restaurants dans le quartier de l’îlot Sacré à Bruxelles. Cet homme de 74 ans avait été découvert mort, égorgé, dans son bureau situé Petite rue des Bouchers, le 10 septembre 2008.

Celui qui est présenté comme l’associé de Denis Debouverie a déclaré qu’il était son «fils spirituel» et n’a pas contesté qu’il s’attendait à hériter de lui.

«Denis m’avait dit qu’il voulait créer une fondation et que je serais à l’abri jusqu’à la fin de mes jours. Il n’était plus question de ses héritiers», a-t-il ajouté.

Il était à Paris toute la journée

Le témoin a été longuement questionné par le président de la cour sur son emploi du temps le 8 septembre 2008, le jour supposé du meurtre. Ce dernier a raconté qu’il était allé à la banque avec la victime vers 14h00, puis qu’il avait pris le TGV vers Paris et qu’il était ensuite rentré à Bruxelles vers 17h00, un timing qui a laissé le magistrat dubitatif.

Le président l’a également questionné sur la raison pour laquelle entre le 8 septembre et le 10 septembre 2008, date de la découverte du corps, il n’a jamais contacté Denis Debouverie alors qu’ils se téléphonaient dix à douze fois par jour habituellement. «Je n’ai pas fait attention. J’étais toute la journée à Paris le 8 septembre et Denis m’avait dit qu’il avait beaucoup de travail», a-t-il répondu.

L’audition du témoin se poursuivra encore jeudi après-midi.