Précieuses paroles de femmes

Fruit d’une longue amitié féminine qui fait la part belle à l’engagement, «Niokobok» est le 20e opus de l’écrivaine Françoise Houdart. En Wolof, une des langues parlées au Sénégal, cela signifie «On est ensemble, c’est à tout le monde». Une définition originale de la solidarité…

Jidel
Précieuses paroles de femmes
©EdA

Françoise Houdart nous explique la genèse de ce qui est aussi une belle complicité: «Depuis quelques années, c'est au Sénégal, à Popenguine sur la Petite Côte au sud de Dakar, que ma collègue et amie la cantatrice Véronique Lambert cherche à retrouver les souvenirs et sensations que laissèrent en son cœur ses années d'enfance passées au Rwanda. Elle m'a parlé de la vie difficile vécue au quotidien par une population dont la pauvreté n'a d'égale que la joie de vivre dans une nature superbe, entre brousse et océan. Depuis, elle n'a de cesse d'investir temps, énergie et moyens financiers au profit de projets humanitaires à larges spectres. J'ai offert donc spontanément à Véronique de mettre ma plume au service d'un engagement qui dépasse tout ce que j'avais imaginé.» Les deux artistes ont ainsi partagé leur passion commune pour un humanisme dont notre société a bien besoin, en ces temps où les replis identitaires menacent les bienfaits de la tolérance et de la multiculturalité. Notre interlocutrice ajoute: «Depuis plus d'une année, je me suis mise à écrire un récit romancé nourri de tout ce que Véronique ressent, ce qu'elle fait concrètement, ses raisons, ses motivations, les expériences vécues dans sa vie de nomade entre Belgique et Sénégal. Je m'y inspire de ses relations avec les autres dans un contexte culturel, religieux et surtout humanitaire.» Voix de femmes, à écouter sans modération. Livre paru aux éditions Audace/Roulotte Théâtrale.