Steven van Calck, sosie d'Elvis depuis ses 11 ans: «Le «King» est en moi»

À 21 ans, Steven van Calck est un des sosies belges d’Elvis. Et ce, depuis 2007, l’année de son premier voyage à Memphis où il a eu «une révélation».

Alan Marchal

Les cheveux gominés, la chemise et la veste impeccables, les lunettes de soleil sur le nez et quelques bagues aux doigts, Steven Van Calck ne passe pas inaperçu à la terrasse de ce bar de Waterloo, la ville qui l’a vu grandir. «Ici, les gens me connaissent un peu, ils savent pourquoi je m’affiche avec ce look.» Les autres, eux, le comprennent assez vite en observant la démarche du jeune homme et ses quelques tics gestuels. «C’est inconscient, assure-t-il. Sincèrement, je ne m’en rends pas compte. C’est seulement quand les gens me disent que je souris ou que je me tiens comme Elvis que j’y fais attention.» Parce que Steven, c’est un peu le «King».

En effet, à 21 ans à peine, le Bruxellois d’origine fait partie des rares sosies belges d’Elvis à vivre de sa passion. Une passion qui brûle en lui depuis dix ans.

«Même si j’entendais déjà beaucoup ses chansons à la maison quand j’étais tout petit, Elvis ne s’est imposé à moi qu’en 2007, raconte celui qui se transforme en Steven «King» sur scène. Avec ma famille, on s’était rendu à Memphis pour visiter «Graceland», là où il a habité. Directement, j’ai eu comme une révélation. D’ailleurs, au moment de partir, j’ai inscrit «Le «King» est en moi» sur le sol. Depuis lors, je ne le lâche plus. »

Steven van Calck, sosie d'Elvis depuis ses 11 ans: «Le «King» est en moi»

Le rock’n’roll dans le sang et Elvis toujours dans un coin de la tête, Steven van Calck enchaîne les hommages depuis ses 11 ans. «Je fais environ 130 spectacles par an, estime-t-il. Parfois, lorsque la demande est forte comme c’est le cas à l’approche du 40e anniversaire de sa disparition, il m’est même déjà arrivé de chanter à trois endroits différents sur une seule journée. C’est usant mais ça me rend heureux, car, au final, le public re-découvre le «King». » Quitte, parfois, à donner de sa personne et... à embrasser des fans, comme le faisait Elvis Presley à l’époque.

À la conquête de l’Amérique

Parce que s’il assure ne pas être «un obsédé» du rockeur, le Waterlootois reconnaît être un perfectionniste dans l’âme. «Sur scène, j’essaie de lui ressembler un maximum, aussi bien dans ma façon de chanter que de bouger ou de me comporter. C’est pourquoi je me laisse pousser les cheveux lorsqu’on me demande d’axer mon spectacle sur les années 70 par exemple.» Un souci du détail qui lui a déjà valu de recevoir des strings sur scène.

Steven van Calck, sosie d'Elvis depuis ses 11 ans: «Le «King» est en moi»

«Je pense qu’en me voyant, ces fans revivent leur jeunesse et se laissent déborder par la magie Elvis, explique le sosie. Ça ne me gêne pas. Mais dès que le concert est fini, je retire le masque et je redeviens Steven.»

Bien aidé par des traits de visage assez proches de ceux de son idole, Steven van Calck, qui hésitait pourtant à devenir maçon, reconnaît qu’il ne se voit pas faire autre chose de sa vie. Et ce, malgré les critiques et les moqueries. «Parce qu’il ne faut pas croire: j’ai perdu pas mal d’amis et de copines à cause d’Elvis. Pour certains, je me la joue, et pour d’autres, je suis trop dans le personnage. Mais ce n’est pas le cas... Je suis juste passionné. Heureusement, certaines personnes sont là pour me soutenir.» À commencer par sa famille, mais aussi ses fans, certains de ses confrères - «Malgré la concurrence entre sosies, j’ai pas mal de copains dans le business» - et les proches du «King» qu’il a déjà côtoyé à plusieurs reprises lors de ses précédents voyages à Memphis.

«Plus encore que de remporter des concours de sosies, ce que je désire avant tout maintenant, c’est me rapprocher du cercle privé d’Elvis et me faire un nom outre-Atlantique.» Histoire de perpétuer un maximum l’héritage laissé par son idole.

Une carrière plus personnelle après le «King»

Pour Steven van Calck, son plan de carrière est tout tracé : «Je me vois bien continuer à rendre hommage à Elvis pendant quelques années. Ensuite, quand j'aurai atteint mes objectifs et que je me serai imposé au Canada et aux Etats-Unis comme j'y suis déjà un peu parvenu en Belgique, aux Pays-Bas, en France ou en Allemagne, je penserai à me lancer dans une carrière plus personnelle. Mais ce sera toujours dans la même veine, le rock'n'roll.» D'ici là, en attendant de reprendre des standards actuels avec une touche rockabilly par exemple, le Waterlootois continue de bosser et de profiter de chaque occasion qui se présente à lui.

A Memphis pendant deux semaines pour participer à l'hommage qui sera réservé à Elvis, 40 ans après sa mort, l'artiste brabançon compte bien y étendre son réseau de contact. «Parce que pour moi, cette ville, c'est à la fois un pélerinage personnelle mais aussi un lieu de rencontres professionnels.»En espérant taper dans l'oeil des 75.000 visiteurs attendus cette semaine.

«Mais est-ce que je suis du genre à tenter ma chance dans une émission comme «The Voice»pour toucher plus de gens encore ? Je ne sais pas... J'y pense de plus en plus. C'est vrai que ce serait une bonne façon pour moi de me faire connaître du très grand public. Mais j'ai déjà d'autres projets en tête aussi, comme cette tournée en duo que je prépare avec un des sosies français de Claude François.»