«SOS Papa» manifeste à Nivelles pour la journée internationale contre l’aliénation parentale

Une trentaine de personnes ont mené une action de sensibilisation, mardi, devant le tribunal de première instance de Nivelles, dans le cadre de la journée internationale contre le syndrome d’aliénation parentale.

«SOS Papa» manifeste à Nivelles pour la journée internationale contre l’aliénation parentale

À l’initiative de l’association SOS Papa, une délégation a rencontré la présidente du tribunal, Christine Panier. Il s’agissait de rappeler le droit à l’hébergement secondaire ou égalitaire des pères en cas de séparation, le droit aux relations personnelles parents/enfants.

L’association indique que rien, dans les dispositions légales actuelles, ne garantit l’hébergement secondaire: celui-ci est laissé à l’appréciation des juges «qui décident selon un modèle idéologique propre, en fonction d’habitudes judiciaires fluctuantes d’une juridiction à l’autre». Et si une pratique jurisprudentielle consacre souvent l’hébergement un week-end sur deux et la moitié des vacances, il est très souvent violé et les plaintes restent sans effet dans beaucoup de cas, selon l’association.

L’ASBL SOS Papa sensibilise également les autorités et le public à l’aliénation parentale, avec une rupture des liens entre les pères séparés et leurs enfants, orchestrée par l’autre parent qui explique cette rupture aux enfants en invoquant de fausses raisons.

«Les pères ne sont pas assez entendus: nous menons des permanences à Bruxelles, à Liège et à Charleroi pour les écouter et tenter de les orienter au mieux. Dans certains arrondissements, des pistes de solution sont mises en place, notamment des médiations», indique la présidente de SOS Papa, Micheline Van Gyseghem.