Les travailleurs de Belref au domicile du patron

Dans le prolongement de la grève chez Belref, une action symbolique a été menée. Les travailleurs de l’entreprise se sont rendus au domicile du patron.

Les travailleurs de Belref au domicile du patron

Alors qu’une partie des travailleurs de Belref continue à bloquer le site de l’entreprise de produits réfractaires à Saint-Ghislain (Hainaut), un autre groupe s’est rendu jeudi matin au domicile de Dominique Leone, patron de la société. Ce dernier était absent.

Les travailleurs de l’entreprise Belref n’ont pas digéré l’annonce de Dominique Leone, qui a assuré ne pas être dans l’obligation de payer les salaires du mois de mars.

Jeudi dès 5h00, un groupe de travailleurs est resté au piquet devant l'entreprise à Saint-Ghislain, empêchant tout mouvement d'entrée et de sortie des camions sur le site, à l'arrêt depuis plusieurs jours.

Un autre groupe de travailleurs a rendu une visite surprise au domicile du propriétaire de la société, Dominique Leone, à Bernissart. Ce dernier n’était pas présent. «Nous allons tout faire pour le rencontrer ce jeudi», a indiqué Frédéric Michel de la FGTB. «Il n’est pas admissible qu’il ne veuille pas payer les salaires dus aux travailleurs pour le mois de mars. De plus, il refuse même de compléter les fiches de chômage économique pour le même mois de mars, ce qui implique que les travailleurs n’ont aucun revenu pour ce mois. Le patron veut mettre une pression incroyable sur les travailleurs.»

Le groupe des travailleurs restés au piquet de grève devant l’entreprise est composé des travailleurs repris dans la future nouvelle structure «Belref Bis» sur laquelle le tribunal de commerce de Mons a donné son avis favorable il y a une semaine, a précisé M. Michel. «Nous saluons la solidarité entre les travailleurs. 17 d’entre eux ont été repris par la direction sur base, notamment, de leur polyvalence. Nous craignons toutefois pour leur futur dans la nouvelle structure, où ils seront mis sous pression et n’auront plus de délégation syndicale.»

Selon Frédéric Michel, la faillite de Belref pourrait être actée ce jeudi, ce qui pourrait libérer les travailleurs non repris dans le nouveau projet et ainsi leur permettre de chercher un nouvel emploi.

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