100 citoyens vont échanger à «We are Molenbeek»: «Les Molenbeekois n’ont pas eu le même temps de parole que les experts»

On a beaucoup parlé de Molenbeek ces 12 derniers mois. Mais Molenbeek n’a pas pu se défendre. Aussi, le projet «We are Molenbeek» réunit 100 d’entre eux ce 18 mars. Originalité de ce panel citoyen: les participants sont tirés au sort.

100 citoyens vont échanger à «We are Molenbeek»: «Les Molenbeekois n’ont pas eu le même temps de parole que les experts»
Le WAM1080 a deux thématiques: le radicalisme et le rapprochement entre communautés. ©WAM1080

Projet participatif et citoyen, organisé par l’asbl Particitiz («Participation&Citizenship») à l’initiative de la commune de Molenbeek, «We are Molenbeek» réunira, ce samedi 18 mars 2017 au Centre Communautaire Maritime, 100 Molenbeekois invités à débattre entre citoyens. Accompagnés de modérateurs et d’experts, ils aborderont deux thématiques: les causes du radicalisme des jeunes (et la manière d’y faire face) et la question du rapprochement entre les communautés à Molenbeek.

«La commune de Molenbeek-Saint-Jean a fait couler beaucoup d’encre ces derniers mois dans la presse du monde entier. Si, comme toute la population du pays, les habitants de Molenbeek ont été profondément meurtris par les attentats survenus à Paris et à Bruxelles, cette douleur a été accentuée par l’image négative faite de Molenbeek à la suite de ces drames, notamment dans certains médias», détaille la commune dans un communiqué. «Ils ont entendu une flopée de politiques, d’experts, d’acteurs de terrain, de journalistes sur la question du radicalisme, du Vivre-Ensemble... Les Molenbeekois, eux, n’ont pas forcément eu droit au même temps de parole ni pu donner leurs opinions sur des sujets qui les concernent directement».

Aussi la commune a-t-elle fait appel à l’ASBL Particitiz, dont l’objectif est de promouvoir les mécanismes de démocratie délibérative et participative, avec l’appui et le suivi scientifique du Centre d’Etude de la Vie Politique (CEVIPOL) de l’ULB. C’est de cette réflexion est né le projet «We are Molenbeek» (WAM1080). «100 Molenbeekoises et Molenbeekois ont été sélectionnés aléatoirement pour constituer un panel d’habitants reflétant au mieux la composition sociologique de la commune», précise Dimitri Lemaire, co-fondateur et vice-président de Particitiz.

L’objectif ce 18 mars est bel et bien de formuler des pistes d’action concrètes. «Deux thématiques seront abordées: les causes du radicalisme des jeunes et la manière d’y faire face ainsi que la question du rapprochement entre les communautés à Molenbeek», détaille Olivier Vanderhaeghen, fonctionnaire de prévention à la commune de Molenbeek. En fin de journée, après les tables rondes, «les recommandations seront présentées aux représentants politiques de la commune et les associations de terrain».

Un seul mot d’ordre: «reconstruction», «renouveau».