Goé s’offre une parade digne des meilleurs millésimes

Plantureuse parade à Goé, où se déroulait hier la rétrospective panoramique du carnaval de la région. En présence d’un nombreux public.

Yves HURARD

Intense, la parade de Goé, qui ne souffrait en rien de la juxtaposition du cortège avec celui de La Calamine, reporté pour cause de tempête lors du Rosenmontag.

Et quoi qu’il en soit, c’est en restant fidèle à sa réputation que Goé dévoilait tous les charmes d’une rétrospective s’attardant du côté de Dolhain, en grand nombre évidemment, mais aussi avec des invités venus de Plombières, Eynatten, Haccourt ou… Eupen, d’où, hormis le prince et la suite, tout le monde ne faisait pas faux bond.

Au total, on recensait 88 chars, groupes et sociétés de musique pour ce défilé qui démarrait pourtant avec un certain retard sur l’horaire.

Mais qu’importe, le public était venu pour le spectacle et prenait son mal en patience, sous un soleil radieux que contrariait pourtant un vent glacial.

On s’installait donc plutôt côté soleil que dans l’ombre pour apprécier ce défilé de grande ampleur.

Et comme de coutume, la parade s’ouvrait avec les danseuses du groupe local, issues du Comité des Fêtes qui coordonne cette organisation, précédant la fanfare Musique à Gogo Hé dont l’appellation trahit les origines, et qui éclaboussait d’emblée la fête d’une coloration cuivrée de la meilleure veine.

De quoi booster les fringales festives des Leups de l’école Sainte Marie, qui portent depuis des lustres la marque officielle de la figure emblématique du cortège.

On voyait ensuite défiler la quintessence des chars de Dolhain, encadrant le prince des enfants Cyril 1er et ses pages, ainsi que Pascal 1er et sa suite, en retour de prestige pour cette ultime apparition en public, et distribuant d’abondance friandises et gadgets tout au long du parcours.

Il restait à attendre au tournant le groupe local des Ostendais, qui paradait cette année pour la trente-cinquième fois en tenue de Pierrot en noir et blanc, escortant un char représentant de robustes chevaux de trait.

Et pour faire la nique à La Calamine, on voyait le char vénitien du KG Berger Block d’Eupen retenir l’attention, de même que l’incontournable bar itinérant venu lui aussi de la capitale germanophone avec sa cohorte de clowns.

On vous le disait: Goé n’a pas de quoi rougir d’une concurrence occasionnelle, qui n’amputait en rien son public régional le plus fidèle.