«Augmenter les arrestations, mais pas nettoyer Molenbeek au Kärcher»

L’échevin molenbeekois Jan Gypers (Open Vld) estime qu’il faut faire face à la radicalisation dans sa commune de façon urgente, après «l’absence d’intervention durant 20 ans» par le bourgmestre précédent Philippe Moureaux (PS).

«Augmenter les arrestations, mais pas nettoyer Molenbeek au Kärcher»

«Ce qui a eu le temps de germer et de se développer ne peut en une fois être inversé», a estimé l’échevin de Molenbeek lundi matin sur les ondes radio de la VRT. «Mais on ne peut pas non plus nettoyer au Kärcher, comme certains disent, c’est contreproductif», a observé M.Gypers.

Après les attentats à Paris, le lien a rapidement été établi avec la commune de Molenbeek, décrite dans certains médias comme base arrière des djihadistes.

Que certains soient installés dans la commune s’explique par vingt ans de gestion par le bourgmestre Philippe Moureaux (PS), selon l’échevin libéral Jan Gypers. Le précédent mayorat n’aurait pas suffisamment pris en compte la situation, selon lui.

«Molenbeek était une ville sale, ce qui signifie qu’il n’y avait pas de politique répressive», commente Gypers. «Nous représentons le maillon le plus faible. Ces gens vont où le risque d’être pris est le plus mince.»

Selon l’échevin, le conseil communal est demandeur pour relever le niveau de répression, mais ne dispose pas des moyens financiers pour des interventions policières à la hauteur d’une grande ville. «Nous ne demandons pas que tout le monde soit arrêté ou contrôlé. Mais il doit y avoir suffisamment de risque d’être pris, pour que ces gens ne trouvent pas de terreau fertile», estime M. Gypers.

Il recommande un renforcement de l’appareil répressif, sans pour autant passer «d’un régime laxiste à un régime d’extrême droite.»