Mons: une cinquantaine de militants présents en soutien aux opposants aux armes nucléaires

Le tribunal correctionnel de Mons a ouvert lundi matin le procès de sept activistes poursuivis pour s’être introduits illégalement, le 11 février 2012, dans le quartier général militaire de l’Otan (Shape) à Casteau, et d’avoir pris et diffusé des photos et vidéos de l’intérieur de la base.

Mons: une cinquantaine de militants présents en soutien aux opposants aux armes nucléaires

Les prévenus reconnaissent la matérialité des faits, mais contestent l’infraction.

Les sept activistes ont reconnu lundi les faits qui leurs sont reprochés, à savoir s’être introduits au Shape en escaladant des clôtures, avoir pris des photos et vidéos et les avoir diffusées sur internet.

Ils ont invoqué le délit politique. «Nous sommes dans des infractions politiques commises volontairement», a souligné leur avocat, Me Dermagne. «L’action a été menée afin de dénoncer la politique militaire de l’Otan, dont la stratégie nucléaire est mise en application directement au Shape. Tous les éléments sont justifiés pour que le tribunal se déclare incompétent.»

Selon cette argumentation, la juridiction correctionnelle ne serait pas compétente en la matière, les délits politiques étant du ressort de la cour d’assises.

Le ministère public n’est pas de cet avis et a réclamé «une peine de principe» pour l’ensemble des prévenus.

L’association Agir pour la Paix, dont une cinquantaine de militants étaient présents à Mons, évoque l’état de nécessité. Ils estiment les infractions justifiées par l’intérêt supérieur, «afin d’alerter et de protester contre la présence d’une vingtaine de bombes nucléaires américaines sur le territoire belge».

Jugement le 23 novembre.

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