Au St-Guibert pour voir « maman » Monique

Monique Vandriessche,74 ans, tient le café «Le Saint-Guibert» depuis 26 ans. Ses clients, elle les connaît depuis toujours. Son bar, c’est sa maison.

Caroline FIXELLES

«Tu as eu ton verre, m'chou?» lance Monique à un client assis au bar, tout en faisant couler la bière. Ce petit bout de femme de 74 ans tient Le Saint-Guibert depuis 26 ans. Installé en face de la gare, ce café est l'un des deux seuls bistrots de Mont-Saint-Guibert à avoir survécu… sur les 57 que comptait la ville à la sortie de la guerre. «L'établissement existait déjà depuis trente ans. Il s'appelait à l'époque Le Café de la Gare. Quand nous l'avons repris avec mon compagnon Bernard, il tombait en ruine. C'est l'ancien bourgmestre Jean Moisse, bon client, qui a voulu qu'on l'appelle Le Saint-Guibert. Il voulait un café au nom de sa commune.»