Le cirque comme outil d’insertion sociale?

Et si le cirque devenait un outil d’inclusion sociale? C’est le pari lancé par les acteurs de l’École du Cirque de Bruxelles avec leurs collègues européens et l’ULB et l’UCL. Un test est lancé à Molenbeek.

Le cirque comme outil d’insertion sociale?

Lors d’un séminaire sur les arts du cirque comme outil d’inclusion sociale, tenu mardi et mercredi à l’École de Cirque de Bruxelles, le réseau européen d’écoles de cirque à finalité éducative et sociale «Caravan» a présenté de nouvelles formations intitulées «Circus Trans Formation».

La mise sur pied de ces formations en cirque social est l’aboutissement de 5 années de recherche, menées par Caravan en collaboration avec l’Université libre de Bruxelles (ULB) et l’Université catholique de Louvain (UCL) et financées par la Commission européenne à hauteur de 550.000 euros.

Dans le cadre du projet «Circus Trans Formation», 14 éducateurs sociaux de Molenbeek-Saint-Jean ont suivi des cours d’arts du cirque en janvier dernier. En septembre prochain, une autre formation axée sur la gestion de la violence sera proposée aux animateurs des écoles de cirque. L’envoi de formateurs belges au Cambodge et à Madagascar est à l’étude.

12 écoles

L’association internationale «Caravan» a été fondée en 2008 et regroupe 12 écoles de cirque, dont 8 participent au projet «Circus Trans Formation». Les formations qui seront proposées visent à développer les compétences d’animateurs en cirque social. Elles sont basées sur les méthodes du cursus supérieur d’un an de l’École de Cirque de Bruxelles.

À côté de l’Esac (École supérieure des arts du cirque), qui forme des artistes professionnels, et des écoles pour enfants et amateurs, un certificat de management en arts du cirque a débuté en 2013 à l’UCL. La création d’Humanités cirque est en réflexion.