Quatre ans de prison avec sursis pour avoir tué son voisin

Le tribunal correctionnel de Charleroi a condamné ce lundi un sexagénaire de Morlanwelz à quatre ans de prison avec sursis pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

Quatre ans de prison avec sursis pour avoir tué son voisin

Le 1er septembre 2012, lors d’une altercation, il avait planté un couteau dans la cuisse de son voisin qui s’était vidé de son sang jusqu’à ce que mort s’en suive.

Le 1er septembre 2012, une altercation avait éclaté entre des voisins d’un immeuble de la Cité de l’Epine à Morlanwelz. Patrick D., un habitant du rez-de-chaussée, s’en est pris à Jean D. Selon un témoin, Patrick D. aurait donné un unique coup de poing à Jean D., déclarant qu’il «allait le faire passer au-dessus du balcon». Jean D. est alors tombé sur son derrière et a sorti de sa poche un couteau pour le planter à l’arrière du genou de Patrick D., lui transperçant la cuisse de part en part. Affichant plus de 3 grammes d’alcool dans le sang, la victime s’était effondrée peu après et s’était vidée de son sang jusqu’à ce que mort s’ensuive, l’artère fémorale ayant été sectionnée.

Déféré devant le tribunal correctionnel de Charleroi pour coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner, Jean D. a expliqué avoir donné ce coup de couteau pour se défendre face à un agresseur «qui sortait de prison et adepte des arts martiaux». Selon le parquet, l’excuse de la provocation ne pouvait toutefois être admise, le coup de couteau étant disproportionné par rapport au coup de poing reçu. Le substitut David Olivier avait donc requis une peine de 4 ans de prison, avec un sursis partiel et probatoire, vu l’alcoolisme du prévenu.

Me Jean-Edmond Mairiaux, conseil du prévenu, avait quant à lui plaidé la légitime défense et donc l’acquittement à titre principal, et l’excuse de provocation à titre subsidiaire. L’avocat estimait que, vu l’alcoolémie des parties et l’état dans lequel se trouvait son client, sa riposte à «l’agression grave et injuste» s’était faite dans l’immédiateté, «sans autre solution possible». Ce lundi, le tribunal a rejeté cet argument, estimant la riposte disproportionnée. Jean D. écope donc de 4 ans de prison avec un sursis probatoire.

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