«J’ai un gros lombric pour te dévorer»

Le collectif de rappeurs environnementaux PANG revient avec un plaidoyer pour le compostage. En vedettes: les maîtres-composteurs. Et les lombrics.

J. R.

«Rien n’annule la force des déchets».

Pour nourrir la toile… et les pétunias, le collectif des rappeurs jardiniers du PANG (Première Association de Naturistes Gangsters) chausse à nouveau les bottes. Et dans un terrain vague entre deux tours de logements, botte le cul des citadins qui balancent leurs déchets verts à la poubelle plutôt que de les confier à la sagacité de leurs lombrics.

Après un plaidoyer pour les potagers urbains et les toilettes sèches en février, ces grosses légumes de la rime reprennent donc le micro. Leur rap est planté les deux pieds sur terre. Et même «dans» la terre puisqu'il creuse son sillon dans le terreau travaillé par les vers. Leur kif? Vous convaincre de ne plus vous débarrasser des coquilles d'œufs, essuie-tout et marcs de café dans le sac blanc. Et donc l'incinérateur. Ils ne se prononcent pas quant à votre belle-mère, cependant…

«Après des années de lutte sans relâche contre l’incinération des déchets organiques, le grand maître Masterworm remet son titre en jeu», explique le PANG. «Seuls les deux MC’s, Maîtres-Composteurs les plus vaillants de la capitale belge, peuvent prétendre à la ceinture: MC Klik et MC Rien à Dire».

Une nouvelle occasion pour le PANG de convaincre Bruxelles qu’ «on peut être cool et aimer cultiver la terre, alors que le potager reste trop souvent assimilé à une activité de pensionné».

Donc si vous aussi vous êtes contre l’effet de serre, mettez vos mains en terre.

+ Les paroles complètes du clip sur sa page YouTube